samedi 18 juin 2005

Témoignage d'une famille en instance d'expulsion

Depuis un peu plus de huit ans en Suisse, Sead Jusic s’attend à voir débarquer prochainement la police à son domicile lausannois. Avec sa femme et ses quatre enfants, il fait partie du groupe des 523 réfugiés déboutés. Ancien soldat de l’armée de Bosnie-Herzégovine, ce musulman de 34 ans souhaite aujourd’hui témoigner. Non par sur l’enfer de Srebrenica qu’il a vécu, mais sur les conditions de vie qu’implique le statut de réfugié: «Peu de gens ici savent comment ça se passe réellement pour nous.»

Un profiteur de l'asile sous les verrous

S’il arrive que des passeurs ou des complices se fassent parfois coincer, une arrestation au caractère plutôt exceptionnel a eu lieu à Lausanne. L’affaire est d’ailleurs grave et peut-être sans précédent. Un homme qui se présentait comme conseiller juridique et qui promettait d’aider des étrangers dans leurs démarches avec l’Etat dort à l’ombre depuis quelques jours. Il y aurait au moins cinq cas de victimes connues.
Article de 24heures

Asile l'heure du réveil

Lire l'intégralité de cet éditorial du Courrier à l'occasion de la journée du réfugié.
Extraits (et conclusion)
Le mensonge tient désormais lieu de raison d'Etat, comme le montre l'exemple du canton de Vaud, dont le gouvernement n'hésite pas à mettre en doute un certificat de la Croix-Rouge pour justifier le renvoi d'un rescapé des camps à Srebrenica. De façon symptomatique, l'homme plutôt pondéré qu'est l'historien Jean-François Bergier vient nous rappeler à quel point la situation actuelle lui rappelle la politique suisse à l'égard des réfugiés du nazisme. La Suisse est en train de vivre des pages très sombres de son histoire. Mais il reste temps de se réveiller. Ce samedi, les vrais patriotes, ceux pour lesquels nos valeurs communes ont encore un sens, seront dans les rues de Berne. En force.

La Suisse c'est nous, c'est aujourd'hui

«La Suisse c'est nous!», manifestation nationale contre le racisme et la politique de Blocher. rdv 14 h, Waisenhausplatz.

vendredi 17 juin 2005

Halte à la Blocher attitude

A l'occasion de la journée du réfugié les églises sont de la partie.
Ecoutez l'émission Juste Ciel sur La Première

Souvenir de Srebrenica

Image hébergée par www.image-dream.com
Pour commémorer les massacres de Srebrenica de juillet 1995, le Théâtre Saint-Gervais présente jusqu'au 19 juin les témoignages de survivants du génocide.
Lire l'article du Courrier
24heures poursuit sa série quasi quotidenne de billets et d'opinions consacrés à l'Asile vaudois.
C'est le chroniqueur culturel Michel Caspary qui prend sa plume aujourd'hui, à l'occasion d'un "documentaire théâtral" intitulé Les survivants. Un spectacle qui tourne autour des souvenirs de Serbrenica — complété par une table ronde, samedi à 16 h au Théâtre St-Gervais, avec des médecins et des psychologues.:
Lire le billet dans son intégralité
Extraits:
«C’est comme un petit film qui tourne dans ma tête», disait mardi soir au Théâtre Saint-Gervais Fahrudin Salihovic, ancien maire de Srebrenica. Un petit film d’épouvante qui le hante depuis dix ans. Depuis qu’il a dû fuir sa ville, avec des milliers de ses compatriotes, cherchant à rejoindre Tuzla, à quatre-vingts kilomètres de là, sous les feux et les gaz serbes, à travers routes, champs et forêts. Que des pièges après un siège de quarante mois: l’enclave de Srebrenica telle une souricière, d’où s’échapper tient du miracle. Dix ans après, Fahrudin Salihovic n’a rien oublié et prend la parole, en hommage à ceux qui ne l’ont plus. Des phrases courtes, comme autant de petites rivières pour irriguer la mémoire.

Référendum contre la nouvelle loi sur les étrangers

Une quinzaine d'associations romandes vont lancer samedi à Berne lors de la manifestation "La Suisse, c'est nous" un référendum contre la nouvelle loi sur les étranger. Le comité comprend notamment des collectifs de soutien aux sans-papiers.
Selon Karl Grunberg, membre du comité, un tel classement des étrangers selon "leurs origines raciales" n'a plus été fait en Europe depuis les lois de Nuremberg de 1935.
Lire la dépêche de l'ATS

jeudi 16 juin 2005

Régularisation des travailleurs sans-papiers


Cet article esz un résumé de l'action au parlement fédéral d'une conseillère nationale particulièrement profilée dans le domaine: Marianne Huguenin.

La motion parlementaire de la conseillère nationale popiste Marianne Huguenin du 16 juin 2005, dans laquelle elle demande au Conseil fédéral de régulariser les sans-papiers travaillant régulièrement en Suisse, ceci comme mesure d'accompagnement urgente avant l'approbation de l'Accord sur l'extension de la libre-circulation et comme mesure préventive contre le dumping salarial.

L'affaire n'a pas encore été traitée par le Conseil fédéral.

Voir aussi :
La question de Marianne Huguenin à Christophe Blocher du 13 juin 2005 concernant le coût de l'interdiction de travail des requérants déboutés.

Et l'interpellation du 16 mars 2005 de Marianne Huguenin concernant le retour en Suisse de jeunes Chiliens nés ou ayant grandi en Suisse (dont des jeunes ayant vécu à Payerne). La réponse du Conseil fédéral du 18 mai 2005 est un parfait exemple de la gestion fédérale tatillonne de la question de l'asile en Suisse.

Lettre ouverte à ceux qui ont peur de l'envahissement

Ce texte de l'écrivain Thérèse Moreau (publié par 24heures) a été écrit pour la Journée nationale du réfugié du samedi 18 juin et pour la manifestation d’ouverture de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), qui aura lieu le vendredi 17 juin, de 11 h 45 à 14 h 15 à Berne (PROGR-Zentrum für Kulturproduktion, Waisenhausplatz 30). Ecrivains et journalistes s’exprimeront sur le thème de la campagne «L’asile: un droit humain!».

Neuchâtel ferme l'un de ses centres de premier accueil

Lire la dépêche parue dans La Liberté et le Courrier.
Extraits:
Le centre de premier accueil des Verrières, dans le Val-de-Travers, fermera ses portes à la fin octobre prochain. La décision du Conseil d'Etat neuchâtelois est motivée par la diminution du nombre de requêtes d'asile dans le canton. Le passage à la clandestinité d'une majorité des requérants déboutés a également libéré des lits.