vendredi 27 mai 2005

L'Etat du Valais détrousse les requérants (?)


L'Etat du Valais est pris à partie par une soeur ursuline et une députée socialiste, cette dernière n'hésitant pas à parler de hold-up étatique contre les requérants d'asile. Le conseiller d'Etat Thomas Burgener réfute et s'explique.
Lire la dépêche de l'ATS
La religieuse reproche au Service de l'action sociale d'avoir arnaqué des requérants d'asile qui vivaient et travaillaient dans le canton au début des années 90. Ces demandeurs auraient dû être remboursés pour les prestations qu'ils avaient fournies, ce qui n'a pas été le cas pour nombre d'entre eux. Un montant de 120.000.- CHF est en cause.
Ecoutez la séquence du journal radiophonique et l'interview de Thomas Burgener sur La Première

Projet de loi sur le soutien des NEM-requérants-réfugiés

Le Conseil d'Etat met en consultation un avant-projet de loi sur l'aide aux requérants d'asile et aux clandestins. La Fareas y voit son rôle étendu à l'organisation et à la distribution de cette manne, en particulier aux personnes frappées d'une non-entrée en matière (NEM).
Grégoire Nappey dans 24heures fait le commnentaire suivant:
Dans le contexte très tendu, depuis une semaine, autour de l'application des mesures de contrainte à 168 des 523 requérants déboutés, la présentation de ce texte est-elle un signe d'apaisement livré par Jean-Claude Mermoud? En novembre dernier, le Conseil d'Etat avait annoncé qu'il confirmait la Fareas dans sa mission et qu'il clarifierait ses compétences dans un projet de loi. Le 21 avril, l'Exécutif dévoilait la création d'une aide d'urgence en nature pour les clandestins indigents: l'une des dispositions de la loi en consultation. On attendait donc que le Gouvernement rende une copie - ce qu'imposaient aussi les Constitutions fédérale et vaudoise, ainsi que la Loi fédérale sur l'asile -, il le fait aujourd'hui alors que le débat fait rage: difficile de trancher entre hasard et opportunisme.
Lire aussi la dépêche de l'ATS

jeudi 26 mai 2005

La police n'interviendra pas dans les églises...

La police vaudoise n'ira pas chercher les requérants d'asile déboutés dans les églises. L'interdit prononcé par Charles-Louis Rochat ne s'étend toutefois pas aux salles de paroisse où sont accueillies les "Maisons des migrations".
Lire la dépêche de l'ATS
Cette dépêche est reprise avec quelques modifications dans 24heures de vendredi. Le journaliste y donne un peu de place à la réaction dubitative des Eglises:
Ce distinguo effectué par le conseiller d’Etat laisse en tous les cas sceptique Patrick Felberbaum, membre du Conseil synodal de l’EERV. «Différencier ces lieux d’église me semble un peu artificiel, explique-t-il. L’important, ce n’est pas l’église en tant que bâtiment, ce sont les gens qui se mobilisent pour accueillir d’autres gens. Pour moi, une salle de paroisse peut être un lieu de culte. On dirige bien des cultes sous tente.» Pour appuyer ses remarques, Patrick Felberbaum prend l’exemple de Sévelin, à Lausanne: «L’église et les locaux paroissiaux sont attenants. Entre la porte de la première et celle des seconds, il y a quelques dizaines de centimètres. L’une peut donc être forcée mais pas l’autre?»

Schengen: les opposants gagnent 14% en un mois


A dix jours de la votation du 5 juin, le non aux accords de Schengen/Dublin gagne du terrain. Seuls 55% des citoyens accepteraient cet objet, soit 7% de moins qu'en avril, selon notre dernier sondage.
Lire les infos détaillées sur le site de la TSR
Et pour changer, l'avis des communistes genevois.

Amnesty tance la Suisse


Après les agences de presse et les médias électronique, c'est au tour de la presse écrite de rapporter la condamnation des pratiques policières et en matière d'asile de notre pays.
En page 6 de 24heures, Gregory Wicky nous informe que :
Après le comité de l’ONU contre la torture et le Conseil de l’Europe, c’est au tour d’Amnesty International de dresser un sombre tableau de la situation des droits de l’homme en Suisse. L’organisation dénonce notamment une nouvelle politique d’asile allant à l’encontre de la Convention de Genève, ainsi qu’une augmentation des violences et des comportements racistes de la part de la police. .
Le journaliste est frappé par le feu croisé des critiques internationales depuis quelques semaines (Comité des Nations Unies contre la torture et Commission européenne des droits de l'homme ont également mis en cause la Suisse ces derniers jours).
IL met également en évidence les critiques portant sur la privatisation de la sécurité (des Securitas ont commis des abus dans des centres de réfugiés).
Lire la dépêche de l'ATS

mercredi 25 mai 2005

Arrestation d'un père de famille "523"

Un père de famille du groupe des «523» a été arrêté hier matin et placé en détention à la maison de Frambois. Malgré qu'il ait reçu une prolongation de 15 jours et que sa femme et ses enfants aient une autorisation de séjour, il risque l'expulsion vers la Bosnie. La coordination appelle à un rassemblement de protestation aujourd'hui mercredi 25 mai, 18h pl. St-François, Lausanne.
Cette information provient du site internet de la coordination asile
Le Matin reprend cette info dans son édition de jeudi. L'article de Yann Pauchard précise que cet homme vit séparé de sa famille suite à des violences conjugales.

Amnesty fustige la Suisse


La restriction de l'accès à une procédure normale d'asile proposée par la révision actuelle de la loi en Suisse contrevient à la Convention sur les réfugiés. Amnesty international (AI) le dénonce dans son rapport annuel 2005.
Lire le communiqué de l'ATS
Ecoutez l'interview de Manon Schick porte parole d'Amnesty sur La Première
Voir Manon Schick sur TSR en qualité modem / en haute qualité
Cette nouvelle a été reprise par Le Nouvel Observateur.

La police n'est pas là pour aller chercher des familles dans les églises


Doris Cohen Dumani s'exprime sur La Première
Ecoutez son intervention .
Elle y explique au micro de Marc Decrey pourquoi elle soutient la motion de soutien aux "523" et s'oppose aux mesures de contraintes.
Dans Le Matin, la municipale de Lausanne se prononce de la même manière, l'article de Yann Pauchard est titré "Je suis aussi une réfugiée":
A 12 ans, avec ma famille, nous avons dû fuir l'Egypte de Nasser, en pleine crise du canal de Suez, à cause de notre confession juive

Intervention sur La Première des Eglises vaudoises


Antoine Reymond est interviewé dans le journal du matin au sujet de la position ferme et claire des Eglises en soutien aux "523" et contre les mesures de contraintes. Il rappelle que selon l'avis de droit de mâitre Nguyen, les voies de droit ne sont pas épuisées.
Il rappelle aussi la demande de la création d'une commission consultative cantonale en matière d'asile.
Ecoutez l'intervention sur La Première

Débat sur l'asile au Grand Conseil dans 24heures


Suite de l'article du jour précédent, Grégoire Nappey revient sur le lobbying intense qui agite les coulisses du Grand Conseil.
Le but est de trouver une majorité mardi prochain pour une motion demandant que le Gouvernement renonce aux mesures de contraintes contre 168 des 523 requérants déboutés. Plusieurs élus radicaux et libéraux semblent prêts à faire le pas.
Le texte de la motion est prêt, il sera déposé mardi prochain et prévoit les mesures suivantes:
Il demande aux quatre membres de droite du Gouvernement de «renoncer aux mesures de contrainte», de même qu’«à des mesures discriminatoires (interdictions de travail ou de formation, suppression de l’aide sociale Fareas)». L’Exécutif est aussi prié de créer «une commission consultative d’experts chargée de réexaminer les dossiers en cause afin de de chercher une issue digne».
Néanmoins, le pari est faisable. Hier en début de soirée, au moins 6 députés avaient signé la motion: Doris Cohen-Dumani, Jean Martin et Jean-Claude Rochat (radicaux), Jaqueline Bottlang-Pittet et Georges Glatz (les deux seuls élus PDC) et Eliane Rey (libérale). Au gré des confidences glanées ça et là, six autres noms étaient encore soufflés avec des degrés de certitude divers: les radicaux Olivier Français, Serge Melly, Jérôme Christen, Stives Morand et Marcel-David Yersin, ainsi que le libéral Régis Courdesse. Au total, cela ferait 12: une majorité possible. Il y aurait même une voix à prendre dans l’UDC…
Ecoutez les développements sur la motion au Grand Conseil sur La Première