samedi, juillet 11, 2009

La bombe Grecque de l'asile


En Grèce, les immigrés arrivent désormais du monde entier.

AFP PHOTO / ARIS Messinis

En Grèce, les immigrés arrivent désormais du monde entier.

Avec ses milliers d'îles et ses 16 000 kilomètres de frontières, la Grèce attire chaque année un flot croissant de clandestins. Débordée par l'ampleur du phénomène, Athènes appelle à l'aide l'Union européenne.

Le visage collé aux barreaux de leur dortoir, un groupe de migrants afghans tente de profiter des quelques rayons de soleil. Murs couverts de graffitis, poste de télévision cassé, lits de fortune: le camp de rétention de l'île grecque de Lesbos a tout d'un cachot. Sous le regard vide des détenus, les policiers vont et viennent, cachés derrière des masques de protection. Certains pensionnaires seraient porteurs de maladies comme la tuberculose ou l'hépatite C. L'été dernier, ils étaient presque un millier à s'entasser dans ces hangars bétonnés, conçus pour abriter 400 personnes. Une surpopulation qui illustre l'incapacité de la Grèce à faire face à l'explosion récente du nombre de sans-papiers arrivant sur son territoire.

Les policiers en première ligne

"Particularité grecque, c'est la police qui gère toutes les procédures d'asile. Beaucoup d'associations de défense des droits de l'homme y voient un conflit d'intérêts: "Vous ne pouvez pas à la fois arrêter quelqu'un, le protéger et le renvoyer dans son pays"", explique Spyros Kouloheris, avocat au Comité grec pour les réfugiés. Un système "désastreux", selon lui. Pour les réfugiés d'abord, mais aussi pour les policiers. Au ministère de l'Intérieur, en revanche, on temporise: "Je ne pense pas qu'il y ait un problème de procédure", affirme Konstantinos Bitsios, secrétaire général.

Reste que, dans la formation dispensée aux futurs policiers, rien ou presque ne les prépare à entendre des demandeurs d'asile en entretien: "On leur apprend à être des policiers, pas des travailleurs sociaux", souligne Nikos Koblas, avocat associé à l'Agence des Nations unies pour les réfugiés.

Le pays tente tant bien que mal de protéger ses frontières, qui sont aussi celles de l'Europe. Mais, avec ses milliers d'îlots et son littoral de 16 000 kilomètres, la côte grecque est très poreuse et la tâche semble vaine.

En 2006, 75 000 immigrants illégaux ont été arrêtés en Grèce. L'an dernier, ils étaient deux fois plus nombreux. "Le nombre de demandeurs d'asile et d'immigrés illégaux qui pénètrent notre territoire est si important que nous ne pouvons faire face", reconnaît Konstantinos Bitsios, secrétaire général du ministère de l'Intérieur.

Les îles de la mer Egée comme Lesbos, Chios et Samos sont les plus touchées. Situées à quelques kilomètres des côtes turques, elles sont sur la route des migrants venant du Moyen-Orient et d'Afrique. L'année dernière, plus de 13 000 migrants ont ainsi été arrêtés à Lesbos, et près de 10 000 à Samos. De quoi bouleverser la vie quotidienne de ces îles, où vivent respectivement 90 000 et 34 000 habitants. "Nous n'avons guère le temps de nous occuper de quoi que ce soit d'autre", déplore Panagiotis Kordonouris, chef de la police de Samos.

Incapable de maîtriser les flux de migrants qui le traversent, le pays abrite aujourd'hui entre 250 000 et 2 millions d'immigrés illégaux (pour une population totale de 11 millions). A titre de comparaison, la France compterait aujourd'hui entre 200 000 et 400 000 clandestins, pour 64 millions d'habitants.

Ces dernières années, les Nations unies et de nombreuses associations de défense des droits de l'homme n'ont eu de cesse de critiquer Athènes, dénonçant le manque d'infrastructures disponibles pour accueillir les migrants et l'insalubrité de leurs conditions de rétention.

Les autorités grecques ont pourtant déployé de gros moyens. En 2007, le gouvernement a ainsi dépensé 2,7 millions d'euros pour construire un nouveau centre à Samos. Perché en haut d'une colline, ce complexe flambant neuf ressemble plus à un camp de vacances qu'à un centre de rétention, avec son terrain de basket-ball et son aire de jeux pour enfants. "C'est un hôtel!", s'enthousiasme Nikos Kopanas, gérant d'un restaurant local.

Si l'Europe pesait de tout son poids, ce serait différent

Par ailleurs, 12 bâtiments supplémentaires pourraient encore ouvrir à Athènes, à Patras et dans le Péloponnèse. Sur le terrain, cependant, certains doutent de l'utilité d'un tel investissement: "Construire toujours davantage de locaux n'est pas la solution, estime Tsigiros Evaggelos, policier sur l'île de Samos. Le nombre de migrants ne cesse d'augmenter."

A défaut de pouvoir tarir ce flux continuel de clandestins, la Grèce souhaiterait expulser ceux qui ne peuvent prétendre au statut de réfugié. Mais, pour la majorité d'entre eux, c'est impossible.

La plupart des pays d'origine, comme le Pakistan ou le Bangladesh, refusent de reconnaître les immigrés comme leurs ressortissants. Ces derniers, souvent, n'ont pas de papiers. Certains n'en ont jamais eu, d'autres les ont détruits, sur le conseil des passeurs.

Des tentes pour les demandeurs d'asile


10.07.09 - 19:53

La section flamande de la Croix-Rouge accueille depuis vendredi soir de nouveaux demandeurs d'asile dans un camp de tentes situé à son siège à Malines. Un maximum de cent personnes pourront être accueillies jusqu'au 21 juillet, date pour laquelle le gouvernement fédéral a annoncé une solution structurelle.

Une petite trentaine de demandeurs d'asile étaient déjà présents au siège jeudi soir, dont des enfants. Ils ont été hébergés dans sept tentes dressées dans un hangar de l'association. "Les nouveaux demandeurs d'asile ne sont actuellement pas reçus par la Fedasil. Ces personnes sont donc à la rue. C'est notre mission d'aider les plus faibles", déclare l'organisation.

L'aide fournie dépasse par ailleurs le seul hébergement en tentes. "Nous nous occupons aussi de l'aspect sanitaire, de donner trois repas par jour ainsi que des vêtements. Nous prévoyons également des activités ludiques pour les enfants, une aide psychosociale et un accompagnement dans la procédure de demande d'asile. Toute cette aide est assurée par des volontaires et des collaborateurs", déclare Jean-Pierre Van Elslander, chef du service d'aide de la section flamande de la Croix-Rouge. Le camp de tentes sera étendu dans les prochains jours.

De son côté, la section francophone entreprendra également une initiative. A partir de lundi, un point d'information sera mis sur pied pour les demandeurs d'asile qui souhaitent des renseignements ou sont dans le besoin. Aucune tente ne devrait toutefois être montée.

vendredi, juillet 10, 2009

La France accueille 92 réfugiés venus de Malte



Le ministre de l'Immigration Eric Besson, le 5 février 2009 à la préfecture de police de Paris
Le ministre de l'Immigration Eric Besson, le 5 février 2009 à la préfecture de police de Paris/Martin Bureau AFP

IMMIGRATION - L'opération, inédite, s'est faite dans le cadre d'un accord entre pays de l'Union européenne...

«Je suis fier que la France respecte sa tradition d'asile». C’est avec ces mots qu'Eric Besson, le ministre de l’Immigration a accueilli, ce jeudi à Roissy, 92 réfugiés venant de Malte et originaires de Somalie, d’Erythrée, du Soudan, d’Ethiopie, du Sri Lanka et de Côte d’Ivoire. Ils seront répartis sur trois sites: Oissel (Seine Maritime), Nanterre (Hauts-de-Seine) et Poitiers (Vienne).

Paris a décidé de jouer les pionniers dans le cadre d’une «opération-pilote de réallocation intra-européenne». Autrement dit, elle a accepté de recevoir sur son sol des réfugiés qui s’étaient vus reconnaître une protection par un autre Etat de l'Union européenne, Malte en l'occurrence.

La France n’est pas le premier pays à se montrer solidaire avec Malte. Depuis son entrée dans l’Union Européenne en 2004, et vue sa proximité avec l'Afrique, le pays est soumis à une forte pression migratoire. Les Pays-Bas, l’Allemagne ou encore la Lituanie ont eux-mêmes déjà accueilli entre une dizaine et une trentaine de migrants chacun.

Espoir de voir naître une solidarité intra-européenne

C’est l’ampleur de l’opération qui la rend si novatrice. «C’est plutôt une bonne chose»; estime Gérard Sadik, coordinateur de la commission asile à la Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués). Il déplore cependant le fait que ce voyage souligne «la faillite du système d’immigration en Europe» et notamment du «système Dublin» qui rend le premier pays d’arrivée des migrants, responsable de leur protection. Pour lui, l’enjeu est surtout de «montrer que la France aussi accueille correctement».

Quant à une généralisation européenne d’une telle opération, il n’y croit guère. «Cela ne semble pas se profiler, explique-t-il. On est plutôt dans une logique d’externalisation des procédures migratoires». La Commission européenne espère, elle, au contraire que ce geste de la France sera imité par d’autres pays et qu’une solidarité européenne plus forte se développera en matière d’immigration, notamment à l’égard des pays du sud de l’UE.

Privés de frontières, les douaniers courent après les clandestins

Privés de frontières, les douaniers courent après les clandestins


Publié par 24 heures (http://www.24heures.ch)

Traque | Bras menottés, têtes baissées. Débarquement en gare de Lausanne à l’aube. Les premiers pendulaires assistent à la scène en jetant des regards furtifs. Pas de drogue cette nuit-là mais quatre clandestins. Le résultat d’un contrôle dans un train de nuit de Venise pour la France via la Suisse romande. Une soirée pourtant calme pour les gardes-frontière de la région Vaud-Valais.

PASCALE BURNIER | 10.07.2009 | 07:24

Bras menottés, têtes baissées. Débarquement en gare de Lausanne à l’aube. Les premiers pendulaires assistent à la scène en jetant des regards furtifs. Pas de drogue cette nuit-là mais quatre clandestins. Le résultat d’un contrôle dans un train de nuit de Venise pour la France via la Suisse romande. Une soirée pourtant calme pour les gardes-frontière de la région Vaud-Valais.

Depuis l’entrée de la Suisse dans l’Espace Schengen en décembre dernier, fini les «Vous avez quelque chose à déclarer?» de Monsieur le douanier. Aujourd’hui, les frontières sont partout et nulle part. Et les douaniers, mobiles. Leurs interventions ont surpris des citoyens contrôlés dans un Intercity au milieu du pays. Plus question de courir après trois bouts de viande non déclarés. Les mots d’ordre sont immigration, drogue et personnes recherchées.

Des chasseurs, comme ils se nomment eux-mêmes. «Quand le gibier est pris, nous le remettons à la police», lâche l’adjudant Bernard Bapst. Voler le travail de la police, comme on le leur reproche parfois? Une fausse idée, selon lui. «Nous avons un rôle de police de sûreté certes. Mais la police cantonale a un travail judiciaire et remonte les filières. Et du boulot, il y en a pour tout le monde!» Par leur fonction douanière, les gardes-frontière peuvent agir sur tout le territoire depuis 2002 déjà, mais ils assurent se concentrer aux confins du pays et dans les trains internationaux.

Pièces d’identité scrutées

23 heures. Dans les étages de la gare de Lausanne, les gardes-frontière se préparent pour une longue nuit de traque. Sept douaniers, un chien et une arme chacun, un bâton, un spray et un gilet pare-balles facultatif. Départ pour Brigue. «Dans les TGV, on trouve surtout de la drogue, alors que dans les trains venant du sud, ce sont les migrants. Récemment, on a arrêté cinquante clandestins», lance l’adjudant Bapst.

A Domodossola, la fouille des douaniers italiens a déjà commencé. 2 heures du matin, le début d’une course contre la montre pour les douaniers suisses. Un homme explore chaque recoin en quête de stupéfiants. Auprès du steward de la compagnie, le reste de l’équipe dissèque les pièces d’identité des passagers.

Confrontés à la détresse

Deux minutes seulement et les premières irrégularités sont décelées. La cabine numéro 7 est fermée. Un «toc toc» musclé ne suffit pas. Pas le temps de tergiverser, le bâton à la main, un des gardes-frontière force la porte. A l’intérieur, le regard sombre de deux jeunes hommes sans bagage. Une fausse carte d’identité espagnole payée environ 2000 euros à des passeurs, mais pas un mot d’espagnol pour se défendre. Le teint blême et le regard dans le vide, ils ne résistent pas à l’interrogatoire. L’un d’eux, un Afghan, a déjà tenté sa chance en Grèce. Dans la semelle de sa chaussure, les douaniers découvrent un document de réfugié. La cabine se referme, les hommes ont droit à une fouille corporelle.

Quelques wagons plus loin, même scénario. Un Iranien, un Estonien. Peu bavard devant les forces de la Confédération, l’Iranien se confie à nous. «Trop mauvais, mon pays», nous répète-t-il apeuré. Nous lui expliquons qu’après avoir été emmené au poste de Lausanne, il sera reconduit à la frontière italienne le lendemain matin. «Les Italiens les laissent passer, raconte Bernard Bapst. Ils se disent que, peut-être, nous ne serons pas là! Au final, nous jouons au ping-pong!» Un peu blasé mais pas vraiment insensible. «Pour nous aussi c’est dur d’être confronté quotidiennement à la misère du monde.»

Sa solution: augmenter les effectifs à l’heure où leurs tâches se déclinent aussi sur les routes et, nouveauté, dans les aéroports. Récemment, le conseiller national zurichois UDC Hans Fehr déposait une motion visant à engager 300 gardes-frontière. Une excellente idée au dire des douaniers en plein recrutement.

Dans le train, certaines origines ne pardonnent pas. Une Africaine de l’Ouest passe à l’interrogatoire. Rien à signaler. Courtois, les gardes-frontière referment la porte. Un contrôle à la tête du client? «Nous ne sommes pas racistes, mais malheureusement, il y a une réalité que nous ne pouvons omettre, explique l’adjudant Bapst. Dernièrement, nous avons arrêté une femme qui cachait de la drogue dans le lange de son bébé.»

La mission touche à sa fin, pas assez d’hommes pour continuer la fouille. Un homme ivre muni d’une fausse carte d’identité passera entre les gouttes. De retour au poste de Lausanne, le temps est à la prise d’empreinte. Quelques heures, plus tard, les quatre clandestins rejoindront la case Domodossola.

Moudon en jaune pour saluer le Tour

 

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Voir le programme sur le site
du groupe Suisse-Etrangers de Moudon

A Moudon, les requérants accueillent le Tour

BURKI: Le Tour de France bientôt en SuisseDans la Broye, le chemin du Tour de France passera devant les locaux de l’EVAM (Etablissement vaudois d’accueil aux migrants)  de Moudon. Sautant sur l’occasion, le très actif groupe Suisses-Etrangers de la commune en profite pour lancer une journée «Moudon au tour du monde»: invitée par les requérants du centre, la population partagera repas, musique d’ici et d’ailleurs et passion de la petite reine.

Une manifestation symbolique et médiatique dont le groupe Suisses-Etrangers a le secret. Il a d’ailleurs reçu le Prix vaudois de l’intégration, en avril dernier. Après avoir déferlé sur le Grütli en T-shirts rouges à croix blanche en 2007, requérants et Moudonnois vont saluer les caméras du Tour de France, vêtus de jaune évidemment, lors du passage des cyclistes, vers 13 h 20.

Même si le Tour ne fait que passer à travers la région, le symbole de ce point de rassemblement devant l’EVAM réjouit Claude Vauthey, secrétaire du groupe. «C’est un signe fort. Que l’on soit pour ou contre le dossier asile n’est pas la question. Ce qui est primordial, c’est que la population de Moudon continue à vivre en parfaite harmonie avec les résidents de l’EVAM», estime-t-il.

L’accès étant interdit aux voitures, c’est dans d’antiques véhicules mis à disposition par la société Rétrobus que les spectateurs pourront rejoindre gratuitement les lieux depuis la place du Bicentenaire, à Moudon, et depuis la gare de Lucens.

SARAH BOURQUENOUD dans 24 Heures

jeudi, juillet 09, 2009

L'extrême-droite britannique suggère de couler les clandestins

Nick Griffin, chef du parti d'extrême droite britannique BNP et député européen, a déclaré mercredi que l'UE, pour décourager l'immigration clandestine, devrait couler quelques navires de clandestins et renvoyer leurs occupants vers la Libye sur des radeaux.

A lire cette info de l’AFP sur cyberpress

Lire à ce sujet l’article du Guardian

mercredi, juillet 08, 2009

La success story d’un jeune requérant

Le programme d’occupation des requérants porte ses fruits: après un an à la voirie, l’un d’eux vient de décrocher un travail pour l’été. Un tremplin pour sortir de l’isolement.

imageJosé Weba Da Silva n’a pas encore de permis, mais il rêve de rester en Suisse. Depuis une année, il travaille pour la commune de Payerne. Photo Olivier Allenspach

Depuis juin 2008, trois requérants d’asile envoyés par l’EVAM (Etablissement vaudois d’accueil des migrants) sont en programme d’occupation à Payerne. Le but: leur offrir une passerelle vers le monde du travail en Suisse, une plus grande autonomie et éviter le désœuvrement et la solitude.

L’un d’eux, José Weba Da Silva, 24 ans, s’est fait particulièrement remarquer. De trois mois à la voirie, son passage est prolongé, pour atteindre la durée maximum d’une année. Il travaille vingt heures par semaine pour un salaire de 300 francs par mois. «J’ai cherché du travail sans succès. Quand l’EVAM m’a proposé ce programme, je me suis dit que ça déboucherait peut-être sur quelque chose», explique le jeune homme, arrivé d’Angola en 2005. Au terme du programme, ses chefs l’apprécient tant qu’ils lui proposent un contrat à durée déterminée. Il est engagé pour l’été, au même tarif que n’importe quel employé communal.

«Ils m’ont donné ma chance»

Une source de grande fierté pour José Weba Da Silva. «J’ai travaillé dur, et ils m’ont donné ma chance», se réjouit-il. A la rentrée, il espère bien trouver un autre emploi. «Mon rêve est d’être ingénieur du son, mais une formation coûte cher», regrette le jeune homme.

Dans l’immédiat, il compte sur son CV – sur lequel figure son emploi à Payerne – pour lui ouvrir des portes. «Je vais postuler, peut-être même auprès de la commune», souligne-t-il. Mais pour ça, l’obtention d’un permis serait déterminante. José a déjà essuyé un refus, et le canton n’a pas encore statué sur son recours. Pas de quoi décourager le jeune homme. «J’ai la foi, tout arrive pour une raison», dit-il.

S. B. dans 24 Heures

mardi, juillet 07, 2009

Nouveau communiqué des expulsés de la Bourse du Travail

http://switzerland.indymedia.org/fr/2009/07/70278.shtml
07-07-2009 03:28 - Auteur : Csp 75

Sans papiers expulsés de la Bourse du travail : nouveau communiqué de la
CSP 75

LA CGT EXPULSE VIOLEMMENT LES SANS-PAPIERS

Le 24 juin dernier un commando d'une cinquantaine de gros bras de la CGT
armés de matraques évacuait violemment les sans-papiers qui occupaient
depuis 14 mois la bourse du travail 85, rue Charlot pour obtenir leur
régularisation. La direction de la CGT, comme l'Etat à chaque fois qu'il
expulse, invoque son « humanisme » et l'intérêt des victimes de ses
exactions. La réalité des faits leur importe peu : 23 blessés, gazés,
matraqués, parmi lesquels 5 femmes et 1 enfant, et des centaines de
sans-papiers à la rue, condamnés à camper sur le trottoir pour continuer
à lutter.

Pourquoi un tel déchaînement de violence à l'encontre de ceux qui sont
les plus exploités, les plus précaires, les plus harcelés par la police,
qui risquent à tout moment de se faire rafler et expulser ? Les
directions syndicales qui ont toujours eu pour habitude de considérer
leurs affiliés comme des moutons devant suivre aveuglément les décisions
prises autoritairement en haut lieu ne pouvaient que voir d'un mauvais
oeil la présence au sein même de la bourse des centaines de travailleurs
essayant de développer un fonctionnement horizontal où la base a le
dernier mot.

Elles savent parfaitement combien ce « mauvais » exemple représente une
menace contre leur petit pouvoir de bureaucrates englués dans la
cogestion de l'exploitation avec le patronat et l'Etat.

Elles tentent encore de justifier leurs exactions par le fait qu'il
aurait fallu récupérer la bourse pour la rendre aux syndicats. Mais les
bourses du travail n'ont-elles pas dès leur origine été créées pour
accueillir tous les travailleurs sans distinction, et en premier lieu
les plus exploités ? Et ce n'est pas parce que les directions syndicales
promptes à institutionnaliser les luttes ont fini par s'accaparer ces
lieux, héritages des combats ouvriers, qu'elles doivent se considérer
comme en étant les propriétaires. A titre de rappel, la CSP 75 a occupé
la bourse pour s'y réfugier et demander l'aide de l'intersyndicale afin
d'appuyer auprès de la Préfecture les dossiers des travailleurs
sans-papiers isolés qui constituent cette coordination.

Cette expulsion musclée de sans-papiers fait suite à celles effectué par
la CGT en 2007 3, rue château d'eau. Par l'absence de condamnation
claire, nette et franche de la part des directions syndicales et des
politiques, elle a au moins le mérite de nous montrer que nous ne devons
compter que sur nous-mêmes, c'est-à-dire sur la solidarité entre tous
ceux qui ont à subir l'exploitation, qu'ils soient travailleurs ou
chômeurs, sans-papiers ou avec papiers, français ou immigrés, jeunes ou
moins jeunes, hommes ou femmes. Pour avancer dans la lutte, il nous
faudra en finir avec toute forme de division, de séparation qui nous
empêche de créer un rapport de force permettant d'inverser l'ordre des
choses.

Arrêt des rafles fermeture des centres de rétention, régularisation de
tous les expulsés de la bourse du travail et de tous les sans papiers

VENEZ NOUS SOUTENIR TOUT LES JOURS AU 33 BLD DU TEMPLE M° REPUBLIQUE LA
LUTTE CONTINUE

Paris le 6 juillet 2009 CSP75, comité de soutien de la bourse occupée.

Rapport de suivi concernant la suppression de l'aide sociale 2008

http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/home/dokumentation/medienmitteilungen/2009/2009-06-29.html

Les autorités fédérales de la Confédération suisse


Rapport de suivi concernant la suppression de l'aide sociale 2008

Berne-Wabern, 29.06.2009 - La Confédération effectue en collaboration avec les cantons un contrôle des coûts liés à la suppression de l'aide sociale pour les requérants d'asile déboutés et les personnes frappées d'une décision de non-entrée en matière (NEM). Bilan: 56 % des personnes concernées ont requis l'aide d'urgence en 2008. Les coûts liés à l'aide d'urgence ont atteint un total de 9,5 millions de francs.

Le 1er janvier 2008, la révision partielle de la loi fédérale sur l'asile (LAsi) est entrée en vigueur. L'une des principales modifications porte sur la suppression de l'aide sociale pour les personnes frappées d'une décision d'asile négative entrée en force. L'exclusion de l'aide sociale concerne déjà depuis avril 2004 les personnes faisant l'objet d'une décision de non-entrée en matière (NEM) entrée en force. Toutes ces personnes doivent quitter la Suisse. Si elles ne s'acquittent pas de cette obligation, elles ne peuvent plus prétendre qu'au versement de l'aide d'urgence de la part du canton compétent. La Confédération indemnise les cantons pour les éventuels coûts liés à l'aide d'urgence au moyen d'un forfait unique de 6000 francs par décision négative ou NEM entrées en force.

L'Office fédéral des migrations (ODM) évalue l'évolution des coûts de l'aide d'urgence avec la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS). A cette fin, il exploite un système d'information sur le suivi concernant la suppression de l'aide sociale et publie des rapports périodiques.

Les principaux faits du rapport 2008

4308 décisions négatives ou NEM sont entrées en force en 2008. 2401 des personnes concernées ont ensuite demandé l'aide d'urgence. Cela correspond à 56 % des bénéficiaires potentiels de l'aide d'urgence. La durée moyenne de perception était de 85 jours.

Les coûts liés à l'aide d'urgence se sont élevés à 9,5 millions de francs au total. Les coûts moyens par jour ont atteint 47 francs par personne bénéficiant de l'aide d'urgence. Les coûts de l'aide d'urgence se composent de:

  • Frais d'assistance : 2,5 millions de francs (26 %)
  • Frais d'hébergement : 5,4 millions de francs (57 %)
  • Frais médicaux : 1,6 millions de francs (17 %)

57% des bénéficiaires de l'aide d'urgence étaient âgés de 18 à 30 ans. 80 % des bénéficiaires de l'aide d'urgence étaient des hommes. La plupart provenaient du Nigéria (17 %), de Serbie ou d'Irak (7 % chacun).

Bilan sur les coûts liés à la suppression de l'aide sociale en 2008

En 2008, les cantons ont reçu des forfaits d'aide d'urgence de la Confédération pour un montant total de 25,8 millions de francs. Ainsi, ils ont réalisé un excédent de 16,3 millions de francs. Avec cet excédent, les cantons doivent couvrir en 2009, et éventuellement les années suivantes, les coûts de l'aide d'urgence occasionnés par des personnes dont la décision est entrée en force en 2008 et qui perçoivent l'aide d'urgence en 2009 ou plus longtemps encore. En effet, le forfait d'aide d'urgence n'est versé qu'une seule fois par décision.

Renseignements:

Jonas Montani, Office fédéral des migrations, tél. +41 31 325 98 80
http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/home.html

Lisez bien : les cantons font un gros bénéfice sur l'aide d'urgence

Extrait de :
http://www.bfm.admin.ch/bfm/fr/home/dokumentation/medienmitteilungen/2009/2009-06-29.html

En 2008, les cantons ont reçu des forfaits d'aide d'urgence de la Confédération pour un montant total de 25,8 millions de francs. Ainsi, ils ont réalisé un excédent de 16,3 millions de francs. Avec cet excédent, les cantons doivent couvrir en 2009, et éventuellement les années suivantes, les coûts de l'aide d'urgence occasionnés par des personnes dont la décision est entrée en force en 2008 et qui perçoivent l'aide d'urgence en 2009 ou plus longtemps encore. En effet, le forfait d'aide d'urgence n'est versé qu'une seule fois par décision.

A Calais, l'éradication de la "jungle" se prépare déjà

Un campement à Calais, le 23 juin 2009.Début juin, au no 5 de la rue de Vicq, à deux pas de l'hôtel de ville, le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) et l'association France Terre d'asile (FTDA) ont ouvert un bureau... presque incognito : à la demande de la mairie de Calais, soucieuse d'éviter que des groupes de migrants se forment dans la rue, il n'y a ni nom ni sigle sur la porte. On y travaille, mais on n'y reçoit pas.

L'arrivée du HCR coïncide avec la promesse faite, le 23 avril, par le ministre de l'immigration, Eric Besson, de "démanteler" et "faire disparaître", d'ici à la fin de l'année, ce vaste campement informel - que les migrants appellent la "jungle" - où s'entassent, à la lisière de la ville, entre six cents et huit cents migrants - originaires d'Afghanistan pour l'essentiel.

D'autres "jungles" de plus petite taille, et parfois des squats, existent autour de Calais comme sur toute la côte française et belge, où l'on rencontre aussi des Erythréens, des Irakiens, des Soudanais et des Iraniens... toutes personnes susceptibles de demander l'asile, mais confrontées "à un manque notoire d'informations sur la procédure en France" : c'est ce que relevait, il y a un an, la Coordination française pour le droit d'asile, dans une étude de référence, La Loi des "jungles".

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