samedi, juin 13, 2009

Occupation du centre EVAM de Vevey



Hier, vendredi, à 18h00, sept militant-e-s du collectif droit de rester, membre de la coordination asile migration Vaud, sont entrés au centre d'aide d'urgence de l'EVAM à Vevey. C'est là que le groupe s'est installé à la surprise générale, occupant une chambre et déployant des banderoles par les fenêtres. A l'extérieur, une trentaine de sympathisant-e-s sont venu-e-s soutenir l'action, qui se déroulait sous les fenêtres d'une multinationale veveysane bien connue...

Le collectif comptait attirer l’attention sur un lieu qui abrite près de 50 femmes et hommes, qui vivent là depuis des mois, sans autonomie, sans droit au travail et sans perspective d’avenir. Dénonçant la mal nommée aide d’urgence et une politique d’asile suisse qui bafoue les droits des personnes migrantes, les membres du collectif comptaient passer la nuit dans le centre, avant de continuer leur action dans le parc Doret, aujourd’hui samedi.
Vers 20h00, la responsable du centre est venue demander aux sept militant-e-s de quitter l'établissement, ce qui a été refusé. C’est vers 22h30 que la police est intervenue, accusant les le groupe de violation de domicile. Sans discussion possible, c’est vers 23h00 que les membres du collectif ont été évacués sous les regards des occupant-e-s déçu-e-s de perdre une compagnie solidaire.

Aujourd’hui, c’est au Parc Doret à Vevey que continuera cette action en faveur du droit d’asile, avec la signature d’une pétition exigeant la suspension de l'aide d'urgence, la levée de l'interdiction de travail pour les personnes écartées de l’asile et l’obtention d’un permis de séjour, ainsi que le respect des droits spécifiques des femmes et des enfants.

Collectif droit de rester, tél 076 426 06 22 plus d’infos sur www.droitderester.ch

vendredi, juin 12, 2009

La France expulse une demandeuse d’asile tamoule avant qu’elle ait pu exercer son droit au recours

(en zone d’attente) « aucun cas de demandeur d’asile dont les droits seraient bafoués n’a pu être relevé. » Eric Besson, communiqué du 11 mai 2009.

A cette affirmation du ministre de l’immigration, l’Anafé vient, une fois de plus, apporter un démenti en dénonçant le manque de respect du recours suspensif en principe ouvert aux demandeurs d’asile.

Mme K., Tamoule et originaire du nord du Sri Lanka, a été placée en zone d’attente de l’aéroport de Roissy le 31 mai et a immédiatement sollicité l’asile.

Sa demande d’admission au titre de l’asile a été rejetée le mardi 2 juin à 17h41. Mme K. disposait donc, en application de la loi, d’un délai de 48 heures pour introduire une requête en annulation de cette décision auprès du tribunal administratif. La requête a été transmise par son avocate le 4 juin à 16h14, c’est-à-dire dans les délais. L’effet suspensif trouvait à s’appliquer et l’administration ne devait pas la refouler avant l’examen de son recours.

Mme K., aurait dû être présentée ce lundi 8 juin au tribunal administratif.

Trop tard : dans la soirée du 4 juin, Mme K. a été mise dans un avion qui l’a ramenée à Dubaï, sa ville de provenance, où elle n’est pas légalement admissible. Sans se préoccuper du respect de la procédure, au mépris du droit au recours de l’intéressée, la police aux frontières l’a refoulée dans un pays où ses droits fondamentaux sont menacés.

Mme K. est une nouvelle victime de la politique restrictive envers les demandeurs d’asile et de la « machine à refouler » qui pousse à renvoyer des demandeurs d’où ils viennent, trop souvent à n’importe quel prix.

Le renvoi de Mme K. s’est déroulé dans le mépris total de la loi.

Les autorités françaises doivent prendre leurs responsabilités et organiser le retour de Mme K. en France.

Anafé

21 ter Rue Voltaire - 75011 Paris

Téléphone : +33 1 43 67 27 52 | Télécopie : +33 1 43 67 27 52

Permanence pour les personnes en zone d’attente : +33 1 42 08 69 93

Adresse électronique : contact@anafe.org | http://www.anafe.org/

Le patron se débarrasse du bras coupé d’un salarié

Un ouvrier sans papiers, victime d’un grave accident du travail, a été abandonné à la porte de l’hôpital. Son patron avait jeté le bras coupé.

«Si on te demande ce qui s’est passé, dis que tu as eu un accident, mais ne parle pas de l’entreprise». C’est avec ces quelques mots que Franns Villes a été abandonné par le fils de son patron, à cinquante mètres de l’hôpital, alors qu’il venait de se faire couper le bras par une machine dans la boulangerie industrielle où il travaille. Quand les médecins ont réussi à récupérer le membre coupé, il était trop tard pour tenter une greffe.

L’accident de Franns, un immigré bolivien sans papiers de 33 ans, s’est passé il y a deux semaines à Gandia, sur la côte méditerranéenne. Mais il n’a fait la une des journaux qu’hier, lorsque le syndicat Commissions Ouvrières a décidé de le rendre public. «Même si cette histoire est particulièrement cruelle, ce genre de situation arrive plus souvent qu’on ne l’imagine», affirme un responsable syndical. Il voit dans cette histoire un exemple d’exploitation brutale à laquelle sont exposés nombre d’étrangers en situation illégale.

Douze heures par jour

Les images du jeune homme dont le bras est amputé au-dessus du coude, ont fait le tour des télévisions. Les responsables politiques ont multiplié les déclarations pour qualifier de «répugnante» et d’«inhumaine» l’attitude de ceux qui ont traité le blessé comme un chien.

Plus encore que l’horreur de l’accident, c’est la froideur avec laquelle a agi le patron de Franns qui scandalise. D’autant que l’homme préfère nier sa responsabilité. Il a des raisons pour cela: son entreprise fonctionne sans permis ni licence et emploie des ouvriers au noir. Comme Franns, ils travaillaient douze heures par jour, six jours par semaine pour 700 euros par mois. Le patron reconnaît tout juste les faire travailler sans contrat. Mais il nie sa responsabilité dans l’accident. Il a fallu attendre la plainte déposée par le syndicat et la famille pour que la guardia civil ferme hier la boulangerie illégale.

CÉCILE THIBAUD MADRID, pour 24 Heures

mercredi, juin 10, 2009

Camping contre l'aide d'urgence

Suite au retrait de l'autorisation par la police, le camping est annulé une simple manifestation se tiendra durant la journée de samedi et jusqu'à 21h00 !

Journée des réfugiés: Appel à une manifestation à Zurich

mardi, juin 09, 2009

Vers une Europe forteresse

Réfugiés: une campagne contre le dénigrement et les discriminations

Réfugiés: une campagne contre le dénigrement et les discriminations

Plusieurs organisations et acteurs du domaine de la migration veulent combattre les préjugés auxquels les réfugiés et requérants d'asile sont confrontés quotidiennement en Suisse. Par une campagne d'affichage provocatrice, elles souhaitent susciter le débat.

"Tous des menteurs?", "Tous des profiteurs?", "Tous des dealers?", c'est avec ces trois questions que l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés entend donner un signal clair à l'encontre des jugements expéditifs, le dénigrement et les discriminations.

Soutenue dans sa démarche par l'Office fédéral des migrations (ODM), le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le Service de lutte contre le racisme (SLR) et l'Entraide protestante suisse (EPER), la campagne vise donc à montrer que les réfugiés et requérants d'asile sont des gens comme tout le monde, pour la plupart des personnes honnêtes et intègres.

Selon l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés, il est difficilement acceptable que des êtres humains contraints de quitter leur lieu d'origine soient traités de menteurs, de profiteurs ou de dealers lorsqu'ils frappent à notre porte.

Seul un réfugié sur cinq et un tiers des personnes admises à titre provisoire travaille, précise l'ODM. Durant les trois à six premiers mois, les requérants d'asile sont en outre soumis à une interdiction de travailler.

(ats / 08 juin 2009 15:46)

lundi, juin 08, 2009

Ces admis qu'on ignore

EPER: Journée mondiale des réfugiés 2009 - Combattons les préjugés


Zürich (ots) - «Tous des profiteurs?». Question provocante en lettres jaunes sur fond noir, les affiches de la Journée mondiale des réfugiés 2009 placardées dès aujourd'hui et jusqu'au 21 juin ne vont pas laisser indifférent. S'associant à l'OSAR (Organisation suisse d'aide aux réfugiés), l'EPER (Entraide Protestante Suisse) reprend la rhétorique des «sceptiques» à l'égard de l'asile pour informer de manière non tendancieuse sur les réalités du terrain et combattre les préjugés. L'EPER est en effet l'une des ONG suisses les plus actives en matière d'asile. La collecte nationale et les activités organisées le dimanche 21 juin dans les Eglises protestantes de Suisse serviront à financer ses projets d'intégration et de défense des droits des requérants et des réfugiés.

Aujourd'hui 67 millions d'êtres humains sont contraints à la fuite. La plupart d'entre eux se réfugient dans les pays voisins ou migrent en tant que déplacés internes. Une minorité seulement va plus loin. L'année dernière, selon un rapport du Haut commissariat pour les réfugiés (UNHCR), 338'000 personnes ont déposé une demande d'asile dans les 51 pays industrialisés, soit 0,5% seulement des individus fuyant leur pays. En ce qui concerne la Suisse, en 2008 toujours, 16'600 requêtes ont été déposées et l'Office fédéral des migrations a reconnu un droit de protection dans les deux tiers des demandes traitées. Les personnes concernées ont obtenu soit le statut de réfugié, soit une admission provisoire. Pour ce qui est des quelque 33% restant, l'issue négative ne signifie pas que les requérants ont cherché à falsifier la vérité, mais que les motifs invoqués n'ont pas été jugés suffisants pour justifier un séjour en Suisse. L'an dernier, l'EPER a assuré la présence d'observateurs neutres lors de 7 911 auditions fédérales de requérants d'asile. Les services de consultation juridique qu'elle soutient dans plusieurs villes de Suisse (dont Vallorbe, Lausanne, Genève et Neuchâtel) offrent aux demandeurs d'asile la chance de faire valoir leurs droits. L'EPER intervient lorsque la qualité de réfugié donne lieu à discussion, en cas de vice de procédure, ou encore si un renvoi ne peut être raisonnablement exigé. Si une décision négative fait l'objet d'un recours, le requérant est accompagné jusqu'au terme de la procédure, le but étant de garantir aux personnes concernées par l'asile dans notre pays une vie décente du point de vue économique et social.

Contrairement à la baisse générale des moyens alloués aux projets en faveur des réfugiés, l'EPER a maintenu son financement global dans ce domaine depuis 2'000.Les 20 et 21 juin prochains, le Secrétariat Romand (Lausanne), les cinq bureaux régionaux de l'EPER ainsi que de nombreuses paroisses en Suisse proposeront des activités et des débats pour lutter contre les préjugés à l'égard des demandeurs d'asile. Ce thème sera également évoqué lors des cultes du dimanche 21 juin 2009 et les recettes de la collecte seront affectées à des projets d'intégration de l'EPER et à ses services de consultation juridique.

L'EPER, l'Entraide Protestante Suisse, apporte une aide humanitaire, combat les causes de la misère et permet aux plus pauvres d'accéder aux ressources vitales (terre, eau, nourriture et éducation). L'EPER lutte contre l'exploitation et aide les opprimés à s'organiser et à faire valoir leurs droits. L'objectif est de permettre à chacun de mener une vie autonome dans la dignité, indépendamment de son appartenance religieuse ou ethnique. L'EPER collabore avec des organisations partenaires dans plus de 45 pays du monde. Elle vient en aide aux démunis dans leur pays, indépendamment de leur culture, de leur religion ou de leur confession. En Suisse, l'EPER défend les droits des réfugiés et joue un rôle actif dans des projets de conseil et d'intégration pour les migrants et les citoyens suisses issus de milieux sociaux défavorisés. Compte pour les dons: CCP 10-1390-5.