samedi, mai 16, 2009

En Italie, l'immigration clandestine est désormais un délit

Les députés italiens ont adopté sous la pression de l'extrême droite une loi controversée qui fait de l'immigration clandestine un délit. Le vote a été acquis par 297 voix contre 255 avec trois abstentions.

L'Italie a fait don à la Lybie de vedettes pour traquer les migrants La loi crée un délit « d'immigration et de séjour » clandestins, puni d'une amende de 5 à 10 000 euros. Elle rend possible la dénonciation à la justice de tout immigrant en situation irrégulière. Elle porte de deux à six mois la durée de rétention des immigrants dans les centres d'identification et d'accueil.

Désormais, le fait de louer un logement à un immigrant clandestin ou de l'héberger pourra être puni de peines allant jusqu'à trois ans de prison.

Lois de Mussolini

« Nous fermons les portes (de l'immigration) et nous ne les entrouvrons que pour ceux qui viennent pour travailler et s'intégrer », résumait le chef du gouvernement. Silvio Berlusconi s'appuie sur les 76 % d' Italiens qui soutiennent la position du gouvernement sur l'immigration.

La gauche et les associations de défense des immigrés ont dénoncé des mesures « liberticides » et même le « retour à la logique des lois raciales de l'époque de Mussolini ». La Conférence des évêques italiens s'est émue.

Toutefois selon un responsable de la Commission européenne, la loi italienne rejoint des dispositions déjà en vigueur ailleurs en Europe et l'Union européenne (UE) ne devrait rien trouver à y redire. « Les Italiens ont visiblement consulté à Bruxelles et sont allés jusqu'aux limites dans le sens restrictif, sans toutefois dépasser les bornes », a ajouté ce responsable

Un article de la Voix du Nord, photo AFP

vendredi, mai 15, 2009

Prononciation et grammaire

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MÉDITERRANÉE - L'Italie durcit sa politique d'immigration clandestine, l'ONU s'inquiète


Par Cyriel Martin dans Le Point

L'Italie durcit sa politique d'immigration clandestine, l'ONU s'inquiète

L'immigration clandestine provoque des remous entre l'Italie et la communauté internationale (photo : une embarcation de migrants approche l'île italienne de Lampedusa, en septembre 2008) © AFP PHOTO / MARINE NATIONALE

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Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a remporté, mercredi, un vote de confiance sur un projet de loi particulièrement controversé, instaurant un tour de vis dans la lutte contre l'immigration clandestine. Le texte prévoit que l'entrée et le séjour illégaux sur le territoire italien deviennent un délit et soient passibles d'une amende de 5.000 à 10.000 euros. Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d'identification et d'expulsion passe de deux à six mois, tandis que les personnes louant un logement aux clandestins ou les hébergeant risquent jusqu'à trois ans de prison. 

Le vote de cette loi - qui doit encore être approuvée au Sénat pour entrer en vigueur - intervient alors que l'Italie est critiquée en Europe pour avoir refoulé à deux reprises ces derniers jours des embarcations chargées d'un demi-millier de clandestins vers la Libye, sans même offrir la possibilité aux candidats à l'entrée sur son territoire de déposer une demande d'asile. Une politique que Rome justifie par une vague d'immigration sans précédent. Selon le ministère de l'Intérieur, l'Italie a vu arriver 36.900 migrants par la mer en 2008 - en quasi-totalité en provenance des côtes libyennes -, un chiffre présenté en hausse de 75 % par rapport à 2007. 

Accord avec la Lybie 

"C'est une violation de la loi européenne", a prévenu mardi le haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Ron Redmond a envoyé une lettre à Rome pour lui exprimer la "grave préoccupation" du HCR, et demander aux autorités italiennes d'accepter sur leur territoire les migrants se trouvant être des candidats à l'asile, une demande explicitement "appuyée" dans la soirée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. L'inquiétude des Nations unies est également alimentée par le fait que la Libye, n'ayant pas signé la Convention de 1951 stipulant les droits des réfugiés, "ne possède pas de loi sur l'asile ni de système de protection des réfugiés". 

Lundi, c'est le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe - une organisation paneuropéenne non institutionnelle - Thomas Hammarberg, qui a dénoncé une "initiative unilatérale de l'Italie remettant en cause le droit de demander l'asile" et nie "la possibilité de fuir des situations de répression et de violences". Des déclarations "totalement infondées", lui a alors rétorqué le sous-secrétaire d'État italien aux affaires étrangères. "Le gouvernement italien respecte rigoureusement les normes internationales et européennes, renforcées par des accords internationaux avec des pays, qu'ils soient de transit ou d'origine des clandestins" a affirmé Alfredo Mantica, regrettant des déclarations "non vérifiées". 

La lutte de l'Italie contre l'immigration clandestine vers l'Europe a enregistré un tournant le 7 mai dernier avec, pour la première fois, l'acceptation par Tripoli de reprendre des clandestins recueillis par la marine italienne. Des centaines de clandestins ont été secourus par des vedettes italiennes, mais ont été débarqués non à Lampedusa ou en Sicile, mais en Libye, d'où ils étaient partis pour gagner l'Europe. Jamais auparavant Tripoli n'avait accepté le retour de migrants partis de ses côtes. Cette politique est défendue par l'Italie comme une solution au conflit récurrent qui l'oppose à Malte sur la question des immigrés clandestins. Les deux pays se rejettent en effet régulièrement la responsabilité de secourir et d'accueillir les migrants. Des milliers d'entre eux périssent chaque année en tentant de quitter l'Afrique sur des embarcations de fortune.

2008: 20’000 demandeurs d’asile en Europe chaque mois

L’UE27 a enregistré près de 240 000 demandeurs d’asile1 en 2008, soit 480 demandeurs par million d’habitants. Ces demandeurs étaient principalement de nationalité iraquienne (29 000, soit 12% de l’ensemble des demandeurs), russe (21 100, soit 9%), somalienne (14 300, soit 6%), serbe (13 600, soit 6%) et afghane (12 600, soit 5%).
Ces données sur les demandeurs d’asile au sein de l’UE27 sont extraites d’un rapport2 publié par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes.

Voir le communiqué de presse d’Eurostat (pdf)

Perdu en Europe : le long parcours d’un immigré dans l’UE

Entre Dublin II et les lois nationales, les clandestins, immigrés réguliers, demandeurs d’asile, réfugiés ou encore rapatriés se sentent désarmés face à une Europe forteresse et  un système législatif en perpétuelle construction.

Perdu en Europe : le long parcours d’un immigré dans l’UE : (Publik15/flickr)

Ils ont de nombreuses origines mais atterrissent souvent au même endroit : les centres de rétention temporaire. Comment fait-on face à la question de l’immigration en Europe ? Le cadre législatif est vaste et complexe : il va de la Carte sociale européenne à la Convention européenne sur la sécurité sociale. Cependant, il existe un repère à ce sujet. Il s’agit du système Dublin II, spécifiquement élaboré pour les demandeurs d’asile, c’est à dire quiconque « craignant avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques (…) » (Convention de Genève relative au statut de réfugié, art.1). Faire une demande de droit d’asile est un droit inviolable de l’Homme auquel les Etats doivent répondre rapidement mais correctement.

Lire la suite de cet article de Anna Franca Didonna, paru le 21 avril 2009, sur le site EUdebate2009

Affrontements à Athènes entre militants d'extrême droite et immigrés

ATHÈNES (AFP) — De violents affrontements se sont produits samedi soir 9 mai 2009 dans le centre d'Athènes entre d'une part un groupe d'extrême droite et un groupe d'immigrés retranchés dans un squat et d'autre part entre des anarchistes et la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

Greek Neo-nazis gather in central Athens 27 January 2007 (getty images) Les échauffourées se sont produites à l'occasion d'un rassemblement de quelque 300 membres du groupe néo-nazi Chryssi Avghi (Aube d'Or) sur la place centrale d'Omonia "pour libérer Athènes et la Grèce des hordes des immigrés clandestins".

La police avait bouclé toute la place pour les empêcher d'entrer en contact avec plusieurs groupes d'extrême gauche et des ONG de soutien aux immigrés qui protestaient contre le rassemblement.

Les ultranationalistes tenaient un immense drapeau grec et des banderoles réclamant "le départ des étrangers de Grèce" et affirmant "étrangers=criminalité".

A l'issue du rassemblement ils se sont dirigés vers l'ancienne Cour d'appel d'Athènes, tout proche d'Omonia, abandonnée depuis 2000 et squattée depuis quelques semaines par un demi-millier d'immigrés menacés d'expulsion.

Les policiers les ont laissés défiler devant le bâtiment qu'ils ont attaqué avec divers projectiles dont des grenades assourdissantes. Ils criaient "hors de Grèce", "la Grèce aux Grecs", en faisant le salut nazi. Les immigrés épaulés par des comités de soutien grecs ont répondu en lançant des pierres depuis les étages supérieurs.

Les forces anti-émeutes les ont ensuite dispersés en utilisant des gaz lacrymogènes. Des échauffourées ont suivi entre un groupe d'extrême gauche et les membres de Chryssi Avghi tandis que les policiers tentaient de les séparer.

Auparavant, un groupe de 150 jeunes anarchistes avaient attaqué à coup de cocktails molotov les forces de l'ordre dans le quartier proche de l'école Polytechnique. Les policiers les ont repoussé à l'aide de gaz lacrymogènes et les jeunes se sont réfugiés dans l'école. Trois d'entre eux ont été interpellés, selon une source policière.

La section grecque de Médecins du Monde et plusieurs ONG de défense des droits de l'Homme ont dénoncé vendredi les conditions de vie déplorables des 500 migrants, qui vivent dans le bâtiment abandonné de huit étages, sans eau ni électricité.

Alors que la police s'apprête à expulser les migrants en vue de la location du bâtiment, les ONG ont appelé les autorités à annuler l'opération et à "nettoyer les lieux en assurant un logement approprié" des immigrés.

AFP

Lire également Heurts entre clandestins et néo-nazis à Athènes sur Euronews

jeudi, mai 14, 2009

La migration est-elle un crime ?

C’est le titre de la conférence-débat qui a lieu ce soir à l’Espace autogéré de Lausanne. L’occasion de comprendre les logiques qui amènent des milliers de personnes déclarées clandestines dans des centres de rétention en Europe et à ses frontières. Les conditions d’incarcération seront aussi abordées. Avec Claire Rodier, présidente du réseau Migreurop, réseau européen pour la défense des droits des migrants, Anne-Madeleine Reinmann et Véronique Egger, qui visitent des étrangers retenus à l’aéroport de Genève, et Damien Scalia et Orlane Varesano, qui visitent le centre de détention de Frambois (GE).

 

Ce soir à 20 h

rue César-Roux 30

Lausanne

Entrée libre

Infos: www.stoprenvoi.ch

L’ONU rappelle à l’ordre Berlusconi sur la question des immigrés



Alors que le Haut-Commissariat pour les réfugiés s’inquiète du renvoi d‘Africains vers la Libye, le parlement italien a approuvé une loi qui introduit le délit de clandestininté
«Les refoulements de clandestins vers la Libye se poursuivront.» Malgré les critiques internationales, celles de l’Eglise catholique et d’une partie de la classe politique locale, le ministre (Ligue du Nord) de l’Intérieur, Roberto Maroni, ne recule pas. Après l’arraisonnement le 6 mai dernier de trois embarcations dans le canal de Sicile et le renvoi vers Tripoli des 227 immigrés qui se trouvaient à bord, les autorités maritimes italiennes ont, au total, refoulé depuis une semaine plus de 500 personnes vers les côtes libyennes.

Le gouvernement de Silvio Berlusconi veut ainsi montrer qu’il durcit sa politique migratoire grâce notamment à la nouvelle entente avec le régime du colonel Kadhafi. Le rapatriement des étrangers a notamment été rendu possible par l’accord bilatéral entre Rome et Tripoli, signé en août dernier, qui aplanit le contentieux colonial (5 milliards de dollars seront versés par l’Etat italien sous forme d’indemnités) et qui, en contrepartie, prévoit une collaboration renforcée en matière d’immigration. Se félicitant de ce «tournant historique», le gouvernement italien accueillera le colonel Kadhafi, en visite officielle à Rome, du 10 au 12 juin prochains.

Mais cette nouvelle politique suscite de fortes inquiétudes sur le sort des immigrés. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a ainsi adressé une lettre à Rome pour l’inviter à accepter sur son territoire les migrants. Alors que, l’an passé, plus de 70% des étrangers arrivés en Italie par la mer ont présenté une demande d’asile politique et que la moitié d’entre eux ont vu leurs requêtes satisfaites, les représentants des Nations unies estiment que certaines personnes refoulées risquent de subir des violences si elles sont renvoyées dans leurs pays d’origine.

«Nous demandons au gouvernement italien de réadmettre les personnes qui ont été renvoyées par l’Italie et ont été identifiées par le HCR comme cherchant une protection internationale», a insisté mardi Ron Redmond, l’un des porte-parole de l’agence onusienne. «Nous sommes gravement préoccupés par la politique pratiquée par l’Italie, qui porte atteinte à l’accès à l’asile en Europe», a-t-il souligné. Le gouvernement Berlusconi estime être dans son droit étant donné que les immigrés interceptés se trouvaient dans les eaux internationales.

Reste que la Libye, qui a annoncé sa volonté de renvoyer à son tour les clandestins – parmi lesquels figurent des Erythréens et des Somaliens – chez eux, ne possède pas de loi sur le droit d’asile, ni de système de protection des réfugiés. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a publiquement apporté son soutien au HCR. «L’ONU n’a qu’à aller faire les contrôles sur les demandes d’asile en Libye, laquelle est membre des Nations unies», a répliqué le ministre Roberto Maroni.

En Italie, l’affaire prend une tournure éminemment politique. Alors qu’une nouvelle loi sur l’immigration, qui introduit notamment le délit de clandestinité, a été approuvée mercredi par la Chambre des députés, plusieurs dirigeants de gauche dénoncent une dérive raciste. Silvio Berlusconi n’en a cure. Alors qu’à la veille des élections européennes de juin, la Ligue du Nord semble avoir le vent en poupe avec ses propositions populistes et xénophobes, le chef du gouvernement hausse le ton pour ne pas être débordé par son allié. Il revendique les refoulements vers la Libye («Le ministre Maroni exécute les accords que j’ai signés avec Kadhafi»), affirme ne pas vouloir «une Italie multiethnique» et va même jusqu’à laisser entendre que les navires qui se dirigent vers Lampedusa sont chargés de criminels. Hier, Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra (sur la mafia), lui a indirectement répondu dans les colonnes de La Repubblica en rappelant, en référence aux révoltes de Castelvolturno (en Campanie, en septembre 2008) et de Rosarno (en Calabre, en décembre 2008) que «les deux plus importantes rebellions spontanées contre la mafia en Italie n’ont pas été le fait d’Italiens, mais d’immigrés africains».

Malgré l’opposition de l’ONU l’Italie s’apprête à adopter sa loi anit-immigration

Malgré les protestations de la communauté internationale et d’une partie de sa propre population, l’Italie est en passe d’adopter son projet de loi contre l’immigration clandestine.

A voir et à lire sur Euronews



L'Italie se dote d'une politique d'immigration très marquée à droite
LEMONDE.FR | 13.05.09 | 14h33 • Mis à jour le 13.05.09 | 17h11


a gouvernement italien a dû passer par un vote de confiance, mercredi 13 mai, pour faire adopter un projet de loi contre l'immigration illégale prévoyant que toute entrée ou séjour illégal en Italie devienne un délit passible d'une amende allant jusqu'à 10 000 euros. Par 316 voix contre 258, les députés italiens ont approuvé ce texte défendu par Silvio Berlusconi. Le Sénat doit désormais le voter dans les mêmes termes pour qu'il entre en vigueur.
Philippe Ridet, correspondant du Monde à Rome, détaille ces mesures "très marquées à droite".

L'Italie durcit sa politique d'immigration clandestine, l'ONU s ...

Le Point - ‎Il y a 19 heures‎
... demi-millier de clandestins vers la Libye, sans même offrir la possibilité aux candidats à l'entrée sur son territoire de déposer une demande d'asile...

Un réfugié héliporté

L’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM, ex-Fareas) a été le théâtre dimanche dernier d’une bagarre entre des réfugiés originaires de l’ex-bloc soviétique et d’Afrique du Nord. Selon toute vraisemblance, c’est à la suite d’une discussion qui a mal tourné qu’un ressortissant du Sahara occidental âgé de 24 ans a donné un coup de ski au visage d’un Géorgien d’une trentaine d’années. Une bagarre a ensuite éclaté entre des réfugiés de l’Europe de l’Est et du Maghreb. La victime a dû être héliportée au CHUV mais sa blessure s’est révélée plus spectaculaire que grave. Le Géorgien s’en est tiré avec quelques hématomes. Il n’a pas déposé de plainte.

A. P. N. dans 24 Heures.

A Aigle, la Fête des couleurs se mue en festival du monde

Le rendez-vous estival organisé dans le quartier de la Planchette reste un modèle d’intégration. Rendez-vous les 3 et 4 juillet prochain pour la 9e édition.

KARIM DI MATTEO (TEXTE) CHANTAL DERVEY (PHOTOS), pour 24 Heures

Pour de nombreux étrangers, la Fête des couleurs de la région d'Aigle constitue un pas important sur la voie d'une intégration en douceur. Aigle, le 6 juillet 2008. Photo Christian Gauthey

«Je considère la Suisse comme mon propre pays et Aigle comme ma ville.» En dix ans, Ster Omar n’a jamais perdu une seule seconde sur le chemin de l’intégration, depuis son arrivée dans le Chablais, à Leysin puis à Aigle.

Dans ce processus, la Fête des couleurs a joué un rôle déterminant. Dès l’an 2000, la jeune Kurde de Syrie, alors âgée de 12 ans, devient bénévole dans l’organisation de l’événement multiculturel du début de l’été, qui vivra sa neuvième édition les 3 et 4 juillet prochain. Il ne faut qu’une année à la gamine d’alors pour apprendre le français. Et voilà trois ans qu’elle est présidente de l’association AMIS, qui tente de faciliter le quotidien des migrants dans le quartier de la Planchette, dont sept habitants sur dix sont d’origine étrangère.

Cheville ouvrière de la manifestation, Serge Paccaud préfère le nom «festival du monde» à Fête des couleurs: «Parce que c’est devenu plus qu’un rendez-vous de quartier. Le public et les bénévoles viennent d’horizons bien plus larges. Et la qualité des concerts et des animations a augmenté (lire ci-dessous).»

Bira Costa peut lui aussi témoigner du pouvoir d’intégration de la fête. Dès son arrivée, en 2004, le Brésilien trouve dans l’équipe de Serge Paccaud et du Service communautaire de la Planchette une bouée de sauvetage bienvenue. Et avec elle des cours de français et un nouveau sens à ses journées. Depuis, le Lausannois de 46 ans est l’un des bénévoles les plus fidèles. «Beaucoup des choses que je sais sur la Suisse, c’est là que je les ai apprises. Et il arrive que je croise des personnes que j’y ai rencontrées.»

Intégration par les papilles

Pour sa part, Fatima Chambovey n’a jamais participé à la Fête des couleurs, en vingt-cinq ans de vie aiglonne. C’est via un stand de spécialités portugaises, et en compagnie de sa nièce Isabel Guerreiro, qu’elle s’apprête à combler cette lacune. «Nous voulons montrer ce qui se fait de bon chez nous. Les Portugais sont nombreux dans la région et plusieurs se sont étonnés que la nourriture de leur pays ne soit pas représentée.» Compte tenu du tour du monde gustatif auquel la Fête des couleurs a déjà habitué son public, les gourmands peuvent d’ores et déjà se lécher les babines.

LE PROGRAMME Animations tous azimuts, cortège et une nouveauté «cinéma»: le menu détaillé est consultable sur www.planchette.ch

Avec quelques moments forts:

Films du monde, au cinéma Cosmopolis du 24 au 30 juin: la nouveauté. Projections de films du monde. Programme en préparation.

Le cortège, vendredi 3 juillet dès 13 h 30: plus de 400 élèves costumés accompagnés d’artistes de rue.

Junior Tshaka and Friends, le vendredi, 20 h: entre reggae et chanson française. Le véritable soleil du festival.

La compagnie La Déroute, le vendredi, 22 h: danse, théâtre et chants du monde sont au programme de la comédie musicale Ephémère.

Le Band Eben-Hézer, samedi 4 juillet, 17 h: un handicap ne signifie pas que le talent n’est pas au rendez-vous. Les quelque 25 reprises de ces membres du centre de loisirs de la fondation le prouvent.

Le chanteur K, en version trio, le samedi, 20 h: la tête d’affiche. Le chanteur romand sera accompagné par deux compères.

L’Autriche s’inquiète de la recrudescence du néonazisme

Suite à l’agression, samedi, d’anciens déportés par de jeunes extrémistes, le gouvernement a ouvert une enquête sur les milieux néonazis. Un article de Laura Enz, Vienne, pour 24 Heures.

Les extrémistes de droite sont toujours plus virulents, que ce soit en Autriche ou dans d'autres pays. Leur activisme monte en puissance, profitant de la banalisation des incidents et de la propagande accrue sur internet. Skokie, Illinois, 19 avril 2002 (Photo AFP)

L’Autriche de 2009, terreau du néonazisme? Une série de provocations et d'incidents laissent en tout cas craindre une montée en puissance de l’activisme d’extrême droite. Après les actes néonazis perpétrés lors de la commémoration de la libération du camp de concentration d’Ebensee, samedi dernier, la ministre de l’Intérieur, Maria Fekter, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces milieux.

Le 9 mai, d’anciens déportés français venus commémorer la libération du camp de concentration d’Ebensee se sont vu assaillir par quatre néonazis encagoulés. L’un d’eux a tiré sur le groupe avec des balles en caoutchouc. Les extrémistes ont également provoqué une délégation italienne en les saluant d’un «Heil Hitler». Trois de ces néonazis, des adolescents du cru, ont été arrêtés. Selon la police, ils n’appartenaient pas au milieu extrémiste de la région. Dérapage isolé ou symptôme de banalisation?

Pour Ariel Muzikant, président de la communauté religieuse israélite d’Autriche, «l’indifférence face à la montée de l’extrême droite a préparé le terrain pour de tels incidents». Un des exemples de banalisation de l’extrême droite, estime-t-il, est la nomination au poste de troisième président du parlement du député FPÖ Martin Graf, également membre d’une Burschenschaft, ces cercles d’étudiants nostalgiques du pangermanisme et souvent affiliés à des mouvements d’extrême droite.

Un hôtel refuse les Juifs

L’inquiétude est d’autant plus vive que les événements d’Ebensee font suite à une succession d’incidents. «Il y a quelques semaines, des monuments de Mauthausen ont été profanés. Hier d’anciens prisonniers ont été pris à partie et provoqués par des paroles nazies. Et demain?» s’interroge Willi Mernyi, président du Comité Mauthausen. Le quotidien Tiroler Zeitung révélait le même week-end qu’une auberge tyrolienne avait refusé d’héberger une famille juive viennoise, l’informant par e-mail qu’«ils n’accueillaient plus d’hôtes juifs en raison de mauvaises expériences».

Un autre chiffre fait peur: une enquête a en effet révélé que près d’un Autrichien de moins de 30 ans sur deux a voté pour l’un des deux partis d’extrême droite lors des législatives du 28 septembre dernier.

Propagande sur le net

«La scène extrémiste est redevenue active ces derniers mois», note un chercheur aux Archives documentaires de la résistance autrichienne (DOW). «Dans les années 1990, les groupes les plus virulents organisaient des meetings et des concerts, en particulier dans les régions du Vorarlberg et de Haute-Autriche, frontalières de la Suisse et de l’Allemagne. Frappés d’interdiction et surveillés, ils ont modifié leur stratégie. L’internet est devenu le principal instrument de propagande. Une subculture se développe, avec sa musique, ses codes et symboles, ses marques vestimentaires, qui atteint certains jeunes.»

«Suite aux incidents dans le camp de concentration d’Ebensee, le Ministère de l’intérieur va intensifier les séances d’information dans les écoles», a indiqué Alexander Marakovits, un de ses porte-parole. Durant l’année 2007, l’Autriche a connu une recrudescence d’actes de profanation et d’agressions verbales, a-t-il confirmé.

mercredi, mai 13, 2009

A un mois du scrutin, M. Berlusconi favorise l'aile sécuritaire de sa majorité

Rome Correspondant

'Italie a donné un nouveau tour de vis à sa politique migratoire, samedi 9 mai, en refoulant, une nouvelle fois, vers la Libye, d'où elle était partie, une embarcation avec à son bord 163 migrants qui s'approchaient de l'île de Lampedusa. C'est la deuxième fois en trois jours que Rome décide de renvoyer vers leur pays de départ des immigrés avant que ceux-ci ne touchent le sol italien.



Cette politique est sévèrement critiquée par leHaut Commissariat aux réfugiés, les organisations de défense des immigrés et l'Eglise, qui y voient "une négation" du droit d'asile. En effet, 75 % des immigrés demandent à en bénéficier et 50 % l'obtiennent.

De cette manière, l'Italie espère décourager les candidats à l'immigration en se prévalant de la mise en place du traité d'amitié signé entre la Libye et l'Italie en août 2008. Celui ci prévoit que Tripoli s'engage à lutter contre l'immigration clandestine en échange, de la part de l'Italie, de cinq milliards de dollars sur les vingt-cinq prochaines années au titre de compensation pour la période coloniale.

Le ministre de l'intérieur, Roberto Maroni, avait salué le premier envoi d'immigrants vers la Lybie comme "un grand jour pour l'Italie". Appartenant au parti xénophobe de la Ligue du Nord, on lui doit aussi la mise en oeuvre du "paquet sécurité" qui prévoit l'instauration du"délit de clandestinité". Cette loi devrait être définitivement votée cette semaine par le Parlement.

A un mois des élections européennes, Silvio Berlusconi, le président du Conseil, a saisi l'occasion du renvoi des migrants en Libye pour ne pas abandonner le "front sécuritaire" à son puissant allié de la Ligue, qui a décidé de faire cavalier seul à ce scrutin - ainsi que dans certaines élections locales qui se tiendront le même jour.

La Ligue espère atteindre un score à deux chiffres au plan national, étant entendu que dans certaines provinces du Nord, elle recueille près de 30 % des intentions de votes.

"Nous n'ouvrirons pas les portes à tout le monde comme l'a fait la gauche, a déclaré M. Berlusconi. Leur idée de la société était multiethnique, ce n'est pas la nôtre." Cette politique, a-t-il ajouté, "est conforme aux normes européennes, aux accords internationaux et aux normes concernant les droits de l'homme. Il n'y a aucun scandale". La Conférence épiscopale italienne a immédiatement répliqué : "L'Italie est déjà multiethnique."

En pleine crise et à la recherche de voix, le centre-gauche s'est divisé sur la question. Responsable de la politique étrangère au sein du Parti démocrate (PD), Piero Fassino a affirmé que ces refoulements n'avaient rien d'illégal, dans un entretien au Corriere della Sera. "Je sais que ce que j'ai dit est impopulaire à gauche, a-t-il admis. Si l'endroit d'où est partie une embarcation de clandestins est identifié, il est légitime de les y ramener." "Nous faisons du prosélytisme", s'est aussitôt réjouie la Ligue du Nord, devenue le plus vieux parti d'Italie après la dissolution de Forza Italia et d'Alliance nationale.

La victime de cette surenchère à droite n'est autre que le deuxième des principaux alliés de M. Berlusconi : le président de l'Assemblée nationale, Gianfranco Fini, ancien président d'Alliance nationale. Dans son discours lors du congrès de fondation du Parti de la liberté, M. Fini avait justement décrit l'Italie du futur comme un pays multiethnique. Depuis, il multiplie les sorties "humanistes" pour mieux faire entendre sa différence.

M. Berlusconi avait donné raison à M. Fini en retirant de la loi sur la sécurité l'article faisant obligation aux directeurs d'établissement scolaire de dénoncer les enfants d'immigrés illégaux. Cette fois, il a choisi de suivre M. Maroni et de chevaucher la vague xénophobe qui atteint l'Italie.

La semaine passée à Milan, un conseiller municipal de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, a provoqué un scandale en proposant que des places de transport en commun soient réservées aux"Italiens de souche".

Philippe Ridet

Les Sorcières en colère déposent leur pétition en faveur de Genet Douno

vendredi 8 mai 2009 dans Gauche hebdo

En décembre dernier, les Sorcières en colère, collectif féministe contre le racisme, ont lancé une pétition en faveur de Genet Douno. Suite à la séparation de son mari violent, les autorités ont refusé de renouveler l’autorisation de séjour de Madame Douno, d’origine éthiopienne et en Suisse depuis 2000. Pourtant, l’Article 50 de la Loi sur les étranger-ère-s (LEtr) prévoit une exception au non renouvellement du permis de séjour en cas de violences conjugales ou d’intégration réussie. Madame Douno remplit toutes les conditions posées dans cette loi. Ainsi, les Sorcières en colère demandent au Grand Conseil vaudois de soutenir le réexamen du dossier de Madame Douno auprès du Service de la population (SPOP) pour que ce dernier propose le renouvellement de son autorisation de séjour auprès des autorités fédérales compétentes (ODM).

Les Sorcières en colère signalent que si le cas de Madame Douno n’a pas été examiné de façon correcte, c’est essentiellement parce que l’Article 50 de la LEtr pose un certain nombre de problèmes. En effet, cet article conditionne le renouvellement de l’autorisation de séjour à l’intégration en Suisse et à la réintégration au pays d’origine, et dans la pratique est encore limité par l’exigence de preuves dans les cas de violences. Ces restrictions empêchent la protection des femmes migrantes victimes de violences conjugales. Nombreuses sont les associations à soulever ce problème, qui a également fait l’objet de débats parlementaires tant au niveau cantonal que fédéral. Ainsi, la députée Fabienne Freymond Cantone a déposé un postulat auprès du Grand Conseil en novembre 2007, demandant au parlement de revoir les mesures qui permettent la protection des femmes migrantes victimes de violences conjugales, notamment en introduisant une directive cantonale. Le travail parlementaire relatif à ce postulat est encore en cours, le Conseil d’Etat ayant déjà publié un premier rapport.

La situation de Madame Douno est un exemple patent de cette absence de protection. En déposant la pétition, les Sorcières en colère appuient le besoin de mesures en faveur des femmes migrantes.

Au-delà de l’Article 50 de la LEtr, c’est avant tout la dépendance juridique des femmes migrantes vis-à-vis de leurs maris qui est à la source du problème. Par conséquent, l’octroi d’un statut autonome aux personnes venues en Suisse pour regroupement familial représenterait une solution plus complète.

Le dépôt de la pétition aura lieu le mardi 12 mai à 13h sur les escaliers du Palais de Rumine.

Le Conseil fédéral lie chômage et immigration

© keystone/2009 | Le Conseil fédéral pourrait prochainement décider de limiter le nombre de travailleurs étrangers provenant des quinze premiers pays membres de l’Union européenne (UE). Y a-t-il un lien entre le taux de chômage et l’immigration? Le Conseil fédéral semble le croire: il devrait prochainement décider de limiter le nombre de travailleurs étrangers provenant des quinze premiers pays membres de l’Union européenne (UE). Une disposition, dite «clause de sauvegarde» des accords de libre circulation, le lui permettrait.

Lire cet article de Xavier Alonso dans la Tribune de Genève

Voir le reportage de la TSR sur le sujet

Tollé en Italie après une expulsion de clandestins

Des clandestins interceptés en mer Méditerranée, puis refoulés vers la Lybie, arrivent à Tripoli le 7 mai dernier (photo AP) Fram est désespéré. Cet adolescent gambien de 17 ans a dépensé toutes les économies que sa tante lui avait données pour gagner l'Angleterre. Vendredi, avec 226 autres clandestins, il a été ramené en Libye par des ­garde-côtes italiens. Leur embarcation avait été arraisonnée en haute mer, sur indication des autorités maritimes libyennes. C'était la première fois que Tripoli acceptait de reprendre des immigrés partis de son territoire. En deux jours, plus d'un demi-millier de clandestins interceptés en mer ont été refoulés vers ce pays.

Lire la suite de cet article dans le Figaro

Polémique sur le refus de Berlusconi d'une Italie multiethnique

Lire dans l'express

Par Reuters, publié le 10/05/2009 à 19:29

ROME - Les propos de Silvio Berlusconi sur son refus d'une Italie multiethnique ont provoqué dimanche un débat passionné dans la classe politique italienne, la gauche criant au racisme et les alliés les plus à droite du "Cavaliere" saluant un "changement révolutionnaire".

Les propos de Silvio Berlusconi sur son refus d'une Italie multiethnique ont provoqué dimanche un débat passionné dans la classe politique italienne, la gauche criant au racisme et les alliés les plus à droite du Cavaliere saluant un changement révolutionnaire. (Reuters/Remo Casilli)

Les propos de Silvio Berlusconi sur son refus d'une Italie multiethnique ont provoqué dimanche un débat passionné dans la classe politique italienne, la gauche criant au racisme et les alliés les plus à droite du "Cavaliere" saluant un "changement révolutionnaire". (Reuters/Remo Casilli)

Le gouvernement de centre droit de Berlusconi mène une politique vigoureuse contre les clandestins et a notamment commencé à renvoyer directement en Libye des candidats à l'immigration, sans les laisser prendre pied sur le sol italien.

"L'idée de la gauche, c'est de faire une Italie multiethnique. Ce n'est pas la nôtre. La nôtre, c'est d'accueillir uniquement ceux qui répondent aux critères de l'asile politique", a dit le président du Conseil samedi lors d'une conférence de presse.

Plusieurs députés de l'opposition ont jugé racistes de telles déclarations et ont estimé que de toute façon l'Italie allait inévitablement devenir multiculturelle, que cela plaise ou non.

"Ce n'est ni à moi, ni à Berlusconi, ni à qui que ce soit d'autre de décider. Le XXIe siècle sera celui des sociétés multiethniques", a déclaré Dario Franceschini, leader du Parti démocrate, pour qui le "Cavaliere" cherche par de tels propos à détourner l'attention des électeurs de ses déboires conjugaux et de la crise économique.

"COMME LA FRANCE ET L'ALLEMAGNE"

"La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont bien plus d'immigrés que nous et elles travaillent à leur intégration", a ajouté le dirigeant de gauche.

Mgr Mariano Crociata, secrétaire de la conférence des évêques d'Italie, a affirmé que le multiculturalisme était une "valeur" déjà bien acceptée dans le pays, ajoutant que le vrai problème serait au contraire l'absence de relations interculturelles entre les communautés.

Même Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche, qui avait défendu samedi la politique de renvoi en Libye des clandestins, a estimé que le chef du gouvernement était cette fois allé trop loin.

"Il se trompe, et sérieusement", a-t-il dit au Corriere della Sera. "Acceptons que l'Italie devienne un pays multiethnique, multiculturel et multireligieux, comme la France et l'Allemagne le sont déjà", a-t-il ajouté.

A droite de l'échiquier politique, les déclarations de Berlusconi, qui font la "une" de la presse, ont été bien accueillies.

"C'est un changement révolutionnaire par rapport au passé", a dit Roberto Calderoli, de la Ligue du Nord, qui a souhaité que Berlusconi soit fait membre d'honneur de sa formation.

"Autrefois, nous n'étions qu'une poignée à défendre l'identité italienne mais maintenant, après les propos du président du Conseil, nous sommes dans la majorité", a lancé le ministre de la Défense, Ignazio La Russa, issu de l'ancienne Alliance nationale post-fasciste.


Amnesty proteste contre la nouvelle approche Italien de lutte contre les clandestinsne

Trois embarcations transportant à leur bord quelque 227 passagers ont envoyé un signal de détresse jeudi 7 mai alors qu’elles se trouvaient à environ 50 milles au sud des côtes de l’île italienne de Lampedusa. Un désaccord entre les gouvernements italien et maltais portant sur des questions de responsabilité a sans doute retardé les opérations de secours finalement entreprises par deux vedettes de garde-côtes italiens, qui ont conduit les migrants à Tripoli sans faire escale dans un port italien.

Le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni aurait salué ce « tournant historique après un an de négociations bilatérales avec la Libye ». La Libye et l’Italie ont signé un pacte d’amitié et des accords connexes qui encadrent la lutte contre l’immigration clandestine, notamment au moyen de patrouilles maritimes conjointes.

D’après Amnesty International, en s’abstenant de protéger les droits des migrants et des demandeurs d’asile secourus en mer, les gouvernements italien et maltais manquent à leurs obligations internationales.

« La vie et la sécurité des migrants et des demandeurs d’asile ont été mises en péril, tout d’abord en raison de désaccords entre les autorités italienne et maltaise quant à leur obligation de répondre à des appels de détresse en mer, puis de la décision sans précédent du gouvernement italien de les reconduire vers la capitale libyenne Tripoli, avant même d’avoir évalué leurs besoins en termes de protection, a indiqué Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

« Les litiges concernant la juridiction ou la responsabilité ne doivent pas empêcher ni retarder les secours apportés aux personnes qui courent le risque de se noyer. Les États doivent veiller à ce que la coopération et les initiatives internationales en matière de secours, y compris lorsqu’il s’agit des politiques de contrôle des frontières et d’immigration, ne se traduisent pas par des atteintes aux droits humains. »

mardi, mai 12, 2009

L'Irlande durçit sa politique d'immigration

Immigration: l'Irlande durcit sa politique

AFP
15/04/2009 | Mise à jour : 16:52
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L'Irlande va durcir les conditions d'accès à son marché du travail pour les travailleurs immigrés en réaction à la progression du chômage dans ce pays frappé de plein fouet par la récession, a annoncé le vice-Premier ministre aujourd'hui.

Les nouvelles règles qui incluent une révision des conditions d'obtention des permis de travail, devraient entrer en vigueur le 1er juin.
Mary Coughlan, vice-Premier ministre, a souligné que le système d'attribution de permis ou de renouvellement de permis devait laisser "un maximum de chances" aux Irlandais ou aux citoyens de l'Espace économique européen (EEE) d'obtenir les emplois disponibles.

L'Espace économique européen comprend les 27 pays européens ainsi que la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.

"L'Irlande a beaucoup bénéficié de l'immigration, en particulier au cours de la dernière décennie", a déclaré Mme Coughlan, qui est aussi ministre des Entreprises, du Commerce et de l'Emploi.

"Nous devons cependant nous assurer que nos politiques d'immigration flexibles restent un outil bénéficiaire à la politique économique irlandaise, (et pour ce faire) qu'elles soient adaptées continuellement pour refléter la réalité changeante du marché du travail irlandais", a-t-elle relevé.

Or, "ces réalités ont changé dramatiquement au cours des derniers mois", a-t-elle souligné.
Le taux de chômage en Irlande a bondi pour atteindre 11% en mars, son plus haut niveau depuis plus de 13 ans, alors que le pays a été en septembre le premier pays européen à entrer en récession.

Selon les nouvelles conditions imposées aux travailleurs immigrés, les permis de travail ne seront pas octroyés pour des emplois dotés de salaires inférieurs à 30.000 euros par an.

Les employés de maison et les conducteurs de poids-lourds ne seront plus des emplois accessibles aux immigrés, tandis que les conjoints, enfants ou ascendants des travailleurs immigrés devront solliciter des permis séparément.

L'Italie durçit sa politique d'immigration



Le gouvernement Berlusconi durcit sa politique à l'encontre des clandestins

Article publié le 16/05/2008 Dernière mise à jour le 17/05/2008 à 02:54 TU

Revenu à la tête du gouvernement, Silvio Berlusconi a annoncé la semaine dernière un durcissement de sa politique à l'encontre des clandestins. Son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, se prononce, lui, pour une révision de la convention de Schengen, car le problème de l'Europe « n'est plus la libre circulation » des personnes mais « la sécurité », a-t-il affirmé.

Avec notre correspondante à RomeAnne Le Nir

Une patrouille de police dans un camp de Roms, près de la capitale italienne, où une cinquantaine de personnes ont été arrêtées le 15 mai 2008.(Photo: AFP)

Une patrouille de police dans un camp de Roms, près de la capitale italienne, où une cinquantaine de personnes ont été arrêtées le 15 mai 2008.
(Photo: AFP)

Sans doute influencé par les réactions très virulentes en provenance de différents pays européens, notamment l'Espagne, sur ses projets en matière de lutte contre l'immigration clandestine, le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, qui est aussi un des dirigeants de la Ligue du Nord, a déclaré qu'il voulait, tout compte fait, prendre un temps de réflexion avant de présenter au prochain Conseil des ministres un nouveau délit, celui d'immigration clandestine.

En revanche, le chef de la diplomatie, Franco Frattini, ancien commissaire européen à la Justice, n'a pas démenti ses propos publiés par le quotidien romain Il Messagero, selon lesquels il souhaite une révision de la convention de Schengen au prétexte que le problème de l'Europe « n'est plus la libre circulation » des personnes, mais « la sécurité ».

Toutefois, par la voix de son porte-parole, Pietro Petrucci, la Commission européenne a fait savoir à Rome qu'elle n'a aucune intention de modifier l'accord de Schengen, qui a aboli les contrôles aux frontières entre les Etats signataires.

Londres durcit sa politique contre les clandestins

 

TF1/LCI : Bus à impériale à Londres
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Crédit Photo : TF1/LCI

Bus à impériale à Londres

  • Liste des illégaux, SMS de rappel, amendes... : le gouvernement britannique a présenté mercredi des mesures drastiques contre l'immigration illégale.

  • L'objectif de ce dispositif est de bloquer progressivement "l'accès aux avantages de la Grande-Bretagne" à ceux qui entrent dans le pays illégalement.

D.H. (avec agence) - le 08/03/2007 - 21h44

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Envoi de SMS dès le mois prochain pour signifier l'expiration prochaine d'un visa, établissement d'un listing des clandestins afin d'alerter les agences de l'Etat auprès desquelles ils pourraient s'adresser, détection par les inspecteurs du travail des patrons qui emploient des sans-papiers... Le ministre de l'Intérieur britannique, John Reid, a présenté mercredi une série de mesures pour renforcer la lutte contre les immigrés illégaux.

L'idée est de bloquer progressivement leurs accès aux emplois, allocations ou services publics, c'est-à-dire "aux avantages de la Grande-Bretagne". "L'immigration illégale porte atteinte au salaire minimum, elle est injuste, elle sape les droits des travailleurs britanniques, vole l'argent du contribuable, en utilisant des allocations, des services publics (...) fournis par les contribuables britanniques pour les Britanniques", a justifié John Reid.

Collaboration de tous les services 

Outre les SMS, le listing et l'inspection du travail en veille, le gouvernement britannique va instaurer une amende de 20.000 livres (29.400 euros) qui sera imputable aux "marchands de sommeils", ces propriétaires qui logent des immigrés sans papiers. Il va aussi permettre, lors d'une phase de test, aux services de santé d'utiliser les données du fichier national sur l'immigration et la nationalité pour voir si les malades ont cotisé pour les soins qu'ils demandent. Un nouveau système pourrait également mis en place pour détecter les sans-papiers qui veulent obtenir un permis de conduire. Au total, le gouvernement veut la collaboration de tous les services : police, fisc, autorités locales et agence chargée du fichier national sur l'immigration et la nationalité.

"Interdire à près d'un demi-million d'immigrés irréguliers de Grande-Bretagne d'avoir accès aux droits et services n'est pas une réponse réaliste ni humaine", a déclaré une association de défense de sans-papiers. La Grande-Bretagne, la destination la plus prisée des immigrés en Europe après l'Espagne, a déjà entrepris de renforcer ses frontières, et a imposé des restrictions aux citoyens des derniers pays entrés dans l'Union européenne. Le gouvernement avait décidé précédemment que, dès 2008, les étrangers arrivant en Grande-Bretagne se verraient attribuer un permis de résidence biométrique. Tous les Britanniques en 2009 devraient disposer d'une carte d'identité, une première en Grande-Bretagne.

L'Italie opte pour une politique migratoire de plus en plus dure

L'Italie a donné un nouveau tour de vis à sa politique migratoire, samedi 9 mai, en refoulant, une nouvelle fois, vers la Libye, d'où elle était partie, une embarcation avec à son bord 163 migrants qui s'approchaient de l'île de Lampedusa. C'est la deuxième fois en trois jours que Rome décide de renvoyer vers leur pays de départ des immigrés avant que ceux-ci ne touchent le sol italien.

Cette politique est sévèrement critiquée par leHaut Commissariat aux réfugiés, les organisations de défense des immigrés et l'Eglise, qui y voient "une négation" du droit d'asile. En effet, 75 % des immigrés demandent à en bénéficier et 50 % l'obtiennent.

De cette manière, l'Italie espère décourager les candidats à l'immigration en se prévalant de la mise en place du traité d'amitié signé entre la Libye et l'Italie en août 2008. Celui ci prévoit que Tripoli s'engage à lutter contre l'immigration clandestine en échange, de la part de l'Italie, de cinq milliards de dollars sur les vingt-cinq prochaines années au titre de compensation pour la période coloniale.

Le ministre de l'intérieur, Roberto Maroni, avait salué le premier envoi d'immigrants vers la Lybie comme "un grand jour pour l'Italie". Appartenant au parti xénophobe de la Ligue du Nord, on lui doit aussi la mise en oeuvre du "paquet sécurité" qui prévoit l'instauration du"délit de clandestinité". Cette loi devrait être définitivement votée cette semaine par le Parlement.

A un mois des élections européennes, Silvio Berlusconi, le président du Conseil, a saisi l'occasion du renvoi des migrants en Libye pour ne pas abandonner le "front sécuritaire" à son puissant allié de la Ligue, qui a décidé de faire cavalier seul à ce scrutin - ainsi que dans certaines élections locales qui se tiendront le même jour.

La Ligue espère atteindre un score à deux chiffres au plan national, étant entendu que dans certaines provinces du Nord, elle recueille près de 30 % des intentions de votes.

"Nous n'ouvrirons pas les portes à tout le monde comme l'a fait la gauche, a déclaré M. Berlusconi. Leur idée de la société était multiethnique, ce n'est pas la nôtre." Cette politique, a-t-il ajouté, "est conforme aux normes européennes, aux accords internationaux et aux normes concernant les droits de l'homme. Il n'y a aucun scandale". La Conférence épiscopale italienne a immédiatement répliqué : "L'Italie est déjà multiethnique."

En pleine crise et à la recherche de voix, le centre-gauche s'est divisé sur la question. Responsable de la politique étrangère au sein du Parti démocrate (PD), Piero Fassino a affirmé que ces refoulements n'avaient rien d'illégal, dans un entretien au Corriere della Sera"Je sais que ce que j'ai dit est impopulaire à gauche, a-t-il admis. Si l'endroit d'où est partie une embarcation de clandestins est identifié, il est légitime de les y ramener." "Nous faisons du prosélytisme", s'est aussitôt réjouie la Ligue du Nord, devenue le plus vieux parti d'Italie après la dissolution de Forza Italia et d'Alliance nationale.

La victime de cette surenchère à droite n'est autre que le deuxième des principaux alliés de M. Berlusconi : le président de l'Assemblée nationale, Gianfranco Fini, ancien président d'Alliance nationale. Dans son discours lors du congrès de fondation du Parti de la liberté, M. Fini avait justement décrit l'Italie du futur comme un pays multiethnique. Depuis, il multiplie les sorties "humanistes" pour mieux faire entendre sa différence.

M. Berlusconi avait donné raison à M. Fini en retirant de la loi sur la sécurité l'article faisant obligation aux directeurs d'établissement scolaire de dénoncer les enfants d'immigrés illégaux. Cette fois, il a choisi de suivre M. Maroni et de chevaucher la vague xénophobe qui atteint l'Italie.

La semaine passée à Milan, un conseiller municipal de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, a provoqué un scandale en proposant que des places de transport en commun soient réservées aux"Italiens de souche".

Philippe Ridet

Une crise humanitaire qui pourrait être fatale

L’issue de la guerre menée contre les talibans se joue dans les camps de réfugiés, où la gestion des personnes déplacées est catastrophique.

Vue générale du camp de Jalozai, situé à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Peshawar, 21 février 2009

Lire dans le Courrier International

Lire également Le chef du HCR exhorte la communauté internationale à aider les déplacés pakistanais ; il annonce un pont aérien sur le site du UNHCR et Le pont aérien humanitaire du HCR arrive au Pakistan ; le nombre des déplacés dépasse les 500 000, puis Le pont aérien d'urgence du HCR se déroule actuellement vers le Pakistan

lundi, mai 11, 2009

Nouveau groupe de clandestins refoulé vers la Libye

Nouveau groupe de clandestins refoulé vers la Libye

Lu dans 20minutes

Un nouveau groupe de clandestins, au nombre de 163, a été refoulé samedi vers les côtes libyennes après avoir été récupérés en mer par la marine italienne.


Le 7 mai dernier, la Libye avait déjà repris des clandestins recueillis par la marine italienne. (Photo: AP Photo)

Une cinquantaine de femmes et deux nouveaux nés figurent parmi les refoulés, selon l'agence Ansa.

C'est la deuxième fois que Rome applique cette nouvelle politique de rapatriement direct qui a été dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme, en particulier du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Le Vatican a aussi critiqué le premier rapatriement intervenu jeudi, les clandestins n'ayant dans ces conditions aucune possibilité de déposer une demande de droit d'asile ce qu'ils font pour les 3/4 d'entre-eux lorsqu'ils arrivent à Lampedusa.

Rejetant l'idée d'une «Italie multiethnique», le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a défendu cette nouvelle politique samedi, au motif que les clandestins ne sont pas récupérés dans les eaux italiennes mais internationales.

Cette nouvelle ligne est le fruit du «traité d'amitié» signé entre la Libye et l'Italie en août 2008 qui a vu Tripoli s'engager à lutter contre l'immigration clandestine et Rome promettre une somme de cinq milliards de dollars sur les 25 prochaines années au titre de compensation pour la période coloniale.

L'Italie a vu arriver 36 900 migrants par la mer en 2008 - en quasi-totalité en provenance des côtes libyennes -, un chiffre en hausse de 75% par rapport à 2007, selon le ministère de l'Intérieur.