samedi, mai 09, 2009

Des migrants cachés dans une citerne échappent à une mort certaine

Un chauffeur routier découvre à Calais douze clandestins dans son camion-citerne qu’il allait remplir d’acide sulfurique.

Le chauffeur a entendu du bruit et découvert les clandestins juste avant de remplir sa citerne d'acide sulfurique (Photo: France3) L’errance aurait pu tourner à la tragédie, mercredi matin, dans une usine chimique de Calais. Il est 7 h 30 lorsqu’un chauffeur de l’entreprise Tioxide s’apprête à déverser dans la citerne de son camion 25 m³ d’un acide sulfurique très concentré. Surprise: un bruit inhabituel se fait entendre. Il provient de la cuve. Le chauffeur remarque aussi un bâton coincé dans le dôme, au-dessus de la citerne, et qui n’est pas là par hasard.

«A deux doigts de la catastrophe»

«Il a compris qu’il y avait des personnes dedans», explique le directeur du site, Dominique Vanneste. La police est appelée. Elle fera sortir douze hommes, douze sans papiers qui voulaient tenter le passage vers le Royaume-Uni. «Sans la vigilance du transporteur, affirme un responsable de la sécurité, on aurait retrouvé douze squelettes».

Les circonstances, cette fois-ci, étaient du côté de la vie. «On est passé à deux doigts de la catastrophe, poursuit le directeur. Des personnes dans de l’acide à 94%, c’était la mort assurée.»

L’entreprise a décidé de renforcer à l’avenir ses procédures de contrôle. Mieux vaut pour elle ne pas trop solliciter la chance: en 2006 et en 2007, treize migrants avaient déjà échappé de justesse à la mort en se glissant dans des camions de la société contenant notamment de l’oxyde de titane.

Un terminus chaotique

Sept ans après la fermeture du centre de Sangatte, les chemins des migrations internationales ont transformé la région de Calais en un terminus chaotique que parcourent, en attendant de passer outre Manche, des centaines d’exilés afghans, irakiens, somaliens. «Nous ne laisserons pas cette situation se dégrader. La jungle n’existera bientôt plus», assurait, voilà deux semaines, le nouveau ministre de l’Immigration, Eric Besson. Peut-être était-ce faire preuve de plus d’ambition que de réalisme. «Quand on compare l’espace des droits de l’homme et l’espace du marché à l’échelle mondiale, note la juriste Mireille Delmas-Marty, on observe deux espaces disjoints, sans lien direct et qui progressent à des vitesses différentes.»

JEAN-FRANÇOIS VERDONNET dans 24 Heures.

vendredi, mai 08, 2009

Bernard Soguel fermement opposé à la loi sur l'asile


BERNARD SOGUEL
BERNARD SOGUEL Le chef du département de l'économie considère restrictives et répressives les mesures proposées par le Conseil fédéral. (Archives - David Marchon)

Le conseil d'Etat neuchâtelois s'oppose fermement aux modifications prévues sur la loi sur l'asile et sur la loi fédérale sur les étrangers. Le conseiller d'Etat Bernard Soguel a exprimé ce matin, la position du Conseil d'Etat face à un durcissement de la procédure d'asile, lors d'une conférence de presse.

Le chef de l'économie considère les mesures proposées par le Conseil fédéral restrictives et répressives . Selon le Conseil d'Etat, elles ne constituent pas la réponse adéquat à l'augmentation du nombre de dépôts de demandes d'asile que connaît actuellement la Suisse.

«Les problèmes que la Suisse rencontre actuellement dans le domaine de l'asile sont en réalité les conséquences de la politique fédérale menée ces dernières années. Le durcissement de la loi ne va pas réduire l'attractivité de la Suisse», précise un communiqué de la chancellerie d'Etat.


Le Conseil d'Etat s'oppose également aux modifications de la loi fédérale sur les étrangers proposées par le contre-projet. Il ne considère pas nécessaire une révision de la loi, pour l'instant. Il note que la vraie problématique réside dans les difficultés de procéder à l'exécution des renvois de Suisse

Une brochure contre la discrimination raciale à l'entrée des bars

les retours forcés depuis l'Italie vers la Libye

Le HCR préoccupé par les retours forcés depuis l'Italie vers la Libye

Un employé du HCR discute avec des boat people sur une plage de l'île de Lampedusa. (2007)

7 mai 2009 – Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a exprimé sa vive préoccupation jeudi concernant le sort de quelque 230 personnes secourues en mer mercredi par des vedettes italiennes de patrouille maritime dans la région de recherche et de sauvetage relevant de la compétence des autorités maltaises et renvoyées en Libye sans une évaluation appropriée de leurs éventuels besoins de protection.

Le sauvetage est survenu à une distance d'environ 35 miles nautiques au sud-est de l'île de Lampedusa, toutefois à l'intérieur de la zone de recherche et de sauvetage relevant de la compétence des autorités maltaises, a précisé le HCR dans un communiqué.

Le renvoi en Libye s'est fait suite à une journée de discussions tendues entre les autorités maltaises et italiennes concernant l'attribution de la responsabilité du sauvetage et du débarquement des personnes en détresse qui se trouvaient à bord des trois bateaux. Bien que se trouvant plus près de Lampedusa, les navires croisaient dans la zone de recherche et de sauvetage relevant de la compétence des autorités maltaises.

Alors qu'aucune information n'est disponible sur les nationalités des personnes qui se trouvaient à bord des vedettes, il est probable que, parmi elles, se trouvaient des personnes ayant besoin d'une protection internationale. En 2008, environ 75% des personnes arrivées par la mer en Italie ont déposé une demande d'asile et 50% d'entre elles se sont vu octroyer le statut de réfugié ou une protection pour d'autres raisons humanitaires.

« J'appelle les autorités italiennes et maltaises à continuer d'assurer que les personnes secourues en mer et ayant besoin de protection internationale bénéficient d'un accès sans entrave au territoire et aux procédures d'asile », a indiqué le Haut Commissaire António Guterres.

Cet incident marque un revirement significatif dans les politiques jusqu'alors appliquées par le gouvernement italien et c'est un motif de très sérieuse inquiétude. Le HCR regrette vivement le manque de transparence qui a entouré cet événement.

« Nous travaillons étroitement avec les autorités italiennes à Lampedusa et ailleurs pour garantir que les personnes fuyant la guerre et les persécutions soient protégées dans le respect de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, adoptée à Genève », a ajouté Laurens Jolles, le délégué du HCR à Rome. « Il est d'une importance fondamentale que le principe du droit international sur le non-refoulement continue à être pleinement respecté. »

De plus, la Libye n'est pas signataire de la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés et ce pays ne dispose pas d'un système national d'asile opérationnel. Le HCR lance un appel pressant aux autorités italiennes pour qu'elles réexaminent leur décision et qu'elles veillent à ne pas mettre en œuvre de telles mesures à l'avenir.


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Libye-immigration: le HCR "très inquiet"

Le Figaro - ‎Il y a 21 heures‎
Certains de ces immigrés pourraient être des prétendants légitimes à l'asile politique, a indiqué à l'AFP Laura Boldrini, porte-parole en Italie du HCR. ...

jeudi, mai 07, 2009

Nouvelles de Fahad / Nachrichten von Fahad

Chers signataires,

Depuis le 17 avril, Fahad est installé dans un petit appartement au centre de Stockholm, son premier depuis plus de deux ans d’errance à travers l’Europe. Grâce à vos dons, nous avons réuni un peu plus de 10’000 CHF. Cette somme sert aujourd’hui à couvrir une partie de son loyer et ses frais d’avocat. Ainsi, les autorités suédoises ont dû renoncer à transférer Fahad à Boden, à 1’000km au nord du pays, dans un centre de regroupement pour requérants d’asile en attente de renvoi pour l’Irak.
L’avocat suédois de Fahad, un spécialiste en question d’asile, a examiné en détail son dossier et l’a trouvé très complet. Bien que les preuves mettent en évidence et sans ambiguïté le danger réel que court Fahad en cas de retour à Bagdad, son avocat reste très pessimiste sur l’issue du recours. La Suède, qui a signé avec le gouvernement irakien un accord de réadmission, considère toujours l’Irak comme un pays sûr et renvoie massivement ses réfugiés venus chercher protection chez elle.
Pourtant le mois d'avril en Irak a été le plus sanglant pour les Irakiens et les Américains depuis septembre 2008 avec 355 civils, militaires et policiers irakiens tués, de même que 18 soldats américains. Selon les chiffres des ministères de la Défense, de l'Intérieur et de la Santé, le nombre de morts irakiens est en hausse de 40% et celui des Américains de 50% par rapport au mois de mars (252 morts). Selon les mêmes sources, le nombre de blessés s'est élevé à 747 en avril, en grande majorité des civils.
Le Haut Commissariat aux Réfugiés est toujours totalement opposé à tout renvoi forcé vers l'Irak vu la situation de violence généralisée qui persiste dans ce pays. Le département fédéral des affaires étrangères communique sur son site: “En dépit du transfert du pouvoir aux autorités irakiennes, le pays manque toujours de structures stables. La situation reste confuse et la sécurité n'est pas assurée. Le risque d'enlèvement est élevé.”
Ebranlé par la fin de son séjour en Suisse, en particulier suite à sa mise à l’isolement à la prison de Zurich, Fahad garde aujourd’hui encore de profondes séquelles psychologiques. Il a de la peine à trouver le sommeil, fait des cauchemars et ose à peine se promener dans la rue, se sentant constamment traqué. Plusieurs amis suisses se relaient pour lui rendre visite à Stockholm et le soutenir moralement.
Eduard Gnesa, le directeur de l’Office des migrations, se dit de son côté très satisfait de la fermeté des autorités fédérales à l’égard de Fahad. Dans une interview récente donnée au magazine d’information de la télévision alémanique 10vor10, il a confié avec enthousiasme: “Depuis le 12 décembre dernier, la Suisse a la chance de ne pas avoir à traiter près de mille cas de demande d’asile en expulsant les requérants grâce aux accords de Dublin. Le cas de Fahad devrait servir de leçon à ceux qui voudraient se soustraire au renvoi.”
Fahad tient à remercier une fois encore chaleureusement toutes les personnes qui l’ont soutenu en Suisse durant ces derniers mois difficiles et qui lui ont permis de garder l’espoir. Fier d’avoir une chambre d’amis dans son nouvel appartement, il accueille volontiers tous ceux qui souhaitent lui rendre visite à Stockholm. Si vous désirez le contacter, vous pouvez m’adresser votre courrier que je lui ferai suivre.
Bien à vous,

Fernand Melgar

fmelgar signature manuscrite



Compte de soutien pour Fahad / Unterstützung Konto für Fahad

Cuttat Beatrix - Soutien Fahad - Zürich
compte CCP / PC Konto   87-640698-1



Liebe Unterzeichnende,
Seit dem 17. April lebt Fahad in einem kleinen Appartement im Zentrum von Stockholm – seinem ersten ’Zuhause’ seit seiner Flucht und der fast zwei Jahre dauernden Odysse durch Europa. Dank Ihren Spenden von mittlerweile über CHF 12'000 ist es möglich, einen Teil seiner Aufenthalts- und Anwaltskosten in Schweden zu decken. Dadurch, dass Fahad eine gute Wohnsituation hat, konnten ihn die Behörden nicht nach Boden transferieren: dort, im hoch im Norden des Landes liegenden Flüchtlingscamp warten irakische Asylsuchende auf ihre Rückschaffung in den Irak.
Der schwedische Rechtsanwalt von Fahad, ein Spezialist in Asylfragen, hat Fahads Dossier sehr sorgfältig studiert und es als aussergewöhnlich umfassend eingeschätzt. Doch obwohl alle Beweise zweifelsfrei die wirkliche Gefährdung Fahads bei einer Rückschaffung nach Bagdad belegen, bleibt der Jurist eher pessimistisch bezüglich des Entscheids auf den nun eingereichten Rekurs. Schweden hat mit dem Irak ein Rückführungsabkommen unterzeichnet: das skandinavische Land, das früher sehr viele irakische Flüchtlinge aufgenommen hat, betrachtet den Irak heute als ‚sicheres Land’ und schickt seit einiger Zeit fast ausnahmslos alle irakischen Flüchtlinge, die in Schweden Schutz gesucht haben, zurück.
Der vergangene April war einer der blutigsten Monate im Irak seit September 2008: 355 irakische Zivilisten, Militärs und Polizisten wurden getötet, sowie 18 amerikanische Soldaten. Aufgrund der Zahlen der Ministerien Verteidigung, Inneres und Gesundheit ist die Zahl der Toten auf irakischer Seite um 40% angestiegen und die auf amerikanischer Seite um 50%, gemessen an den Opfern des vorhergehenden Monats März (252 Tote). Gemäss denselben Quellen hat sich die Anzahl der Verwundeten auf gegen 750 erhöht, diese sind in der Mehrzahl Zivilisten.
Das UNO-Hochkommissariat für Flüchtlinge stellt sich nach wie vor vehement gegen jegliche Zwangsrückführung in den Irak, da die allgemeine gewalttätige Situation das Land nachhaltig im Griff hat. Das Departement für Auswärtige Angelegenheiten EDA schreibt auf seiner Website: «Auch nach der Machtübergabe an die irakischen Behörden fehlen dem Land stabile Strukturen. Die Lage bleibt unübersichtlich. Die Sicherheit ist nicht gewährleistet und das Entführungsrisiko ist hoch.»
Die letzten Wochen in der Schweiz, speziell die Isolationshaft im Flughafengefängnis in Zürich, haben Fahad nachhaltig erschüttert, diese vor allem psychischen Verstörungen sind nach wie vor vorhanden: Er hat Mühe, Schlaf zu finden, hat immer wieder Alpträume und fühlt sich permanent verfolgt. Mehrere Schweizer Freunde haben ihn inzwischen in Stockholm besucht um ihn zumindest moralisch zu unterstützen.
Eduard Gnesa, der Direktor des Bundesamtes für Migration zeigt sich zufrieden mit der Härte der Behörden im Fall Fahad. In einem Interview, das er kürzlich in „10 vor 10“ dem Schweizer Fernsehen gegeben hatte, äusserte er sich mit Enthusiasmus „Seit dem 12. Dezember letzten Jahres hat die Schweiz das Glück, auf mehr als 1000 Asylanfragen gar nicht mehr eingehen zu müssen, weil man diese Gesuchsteller, dank dem Dublin-Abkommen, gleich in das Land zurückschaffen kann, in dem sie erstmals um Asyl ersucht hatten. Der Fall Fahad kann auch als abschreckendes Beispiel dienen für weitere Asylsuchende und solche, die sich einer Rückschaffung entziehen möchten,“
Fahad möchte allen von ganzem Herzen danken, die ihn in der Schweiz während seinen schwierigen Monaten unterstützt haben und die es ihm so ermöglichten, die Hoffnung zu behalten. Er ist sehr stolz darauf, dass er in seinem Appartement Gäste beherbergen könnte, die ihn besuchen möchten. Wenn Sie ihn kontaktieren möchten, können Sie dies gerne tun: senden Sie mir ihre Post und ich werde sie an ihn weiterleiten.
Mit bestem Gruss

 
Fernand Melgar

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Conférences à Lausanne et Genève

Une déléguée sur les sentiers de l’intégration

Katja Blanc est la nouvelle déléguée à l'intégration des étrangers de la ville d'Yverdon. Son entrée en fonction aura lieu le 1er juin. (Photo Jean-Paul Guinnard) Après avoir travaillé pour plusieurs organisations internationales et pour la ville de Lausanne, Katja Blanc va entrer en fonctions le mois prochain dans la ville thermale.

Lieu et moment symboliques que l’inauguration, hier, de l’espace Traits d’Union – où sont regroupés le Centre social protestant, Appartenances, l’association Lire et écrire et Caritas – pour présenter la nouvelle déléguée à l’intégration d’Yverdon. Katja Blanc (49 ans), qui va entrer en fonctions le 1er juin, souhaite que «les migrants profitent de l’appui politique pour participer davantage à la vie de la cité».

«Après avoir fait l’inventaire de ce qui a été réalisé en matière d’intégration des étrangers, mon objectif est de développer et faire émerger les projets liés à cette question», a poursuivi la nouvelle déléguée.

De mère russe et de père vaudois, Katja Blanc a travaillé pour le Haut-Commissariat des réfugiés (HCR), le Comité international de la Croix-Rouge, Médecins sans frontières, l’ex-Fareas (Evam), et a vécu une dizaine d’années en Afrique. Cette maman de deux enfants travaille actuellement à temps partiel pour une ferme pédagogique de la ville de Lausanne. «Parmi les nombreuses candidatures que nous avons reçues, son profil est sorti du lot», avance Nathalie Saugy, municipale de la Culture et présidente de la Commission consultative Suisse-immigrés. De 30%, le taux d’activité de la nouvelle déléguée à l’intégration est appelé à augmenter, selon Nathalie Saugy.

Une exigence cantonale

L’article 13 de la loi cantonale vaudoise sur l’intégration des étrangers et la prévention du racisme stipule que chaque commune doit avoir un répondant dans ce domaine.

24 Heures

mercredi, mai 06, 2009

Le HCR revoit ses directives sur les demandes d'asile par des Iraquiens


Des réfugiés iraquiens devant un centre de distribution du PAM à Damas.

5 mai 2009 – L'amélioration de la situation sécuritaire en Iraq, particulièrement dans les gouvernorats du sud et dans le gouvernorat d'Al-Anbar, a permis au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) de revoir ses directives concernant l'éligibilité des demandeurs d'asile iraquiens pour la première fois depuis la fin 2007.

Le HCR conseillait précédemment que tous les Iraquiens originaires des gouvernorats du centre et du sud devaient être considérés comme des réfugiés – à moins qu'ils n'appartiennent à certaines catégories, comme ceux qui ont commis des crimes de guerre, qui sont spécifiquement exclus. Aujourd'hui, le HCR estime que le besoin de protection internationale pour ceux qui sont originaires des gouvernorats d'Al-Anbar et du sud devrait être évalué individuellement, a déclaré le porte-parole du HCR William Spindler.

Cependant, le HCR conseille que les personnes appartenant à des groupes spécifiques originaires de ces gouvernorats et qui ont été identifiés comme étant menacés, devraient bénéficier d'une décision favorable.

Ces groupes comprennent, entre autres, des membres de minorités religieuses et ethniques ; des fonctionnaires de l'administration ; des Iraquiens perçus comme étant des opposants aux groupes armés ou aux factions politiques ; des Iraquiens affiliés avec les forces multinationales ou des sociétés étrangères ; certains professionnels ; des employés des médias ; des employés des Nations Unies et d'ONG ; des militants des droits de l'homme et des homosexuels.

Dans la plupart des gouvernorats du centre de Bagdad, de Diyala, de Kirkouk, de Ninive et de Salah Al-Din, les violences, les conflits et les violations des droits humains se poursuivent. Le HCR estime que tous les demandeurs d'asile originaires de ces régions continuent à avoir besoin de protection internationale et qu'ils ne devraient pas y être renvoyés. Lorsque le nombre de demandeurs d'asile est tel que la détermination individuelle du statut de réfugié est impossible, comme dans les pays voisins de l'Iraq, le HCR encourage l'adoption d'une approche prima facie dans le cadre de laquelle la reconnaissance du statut de réfugié est attribuée à tous les membres du groupe.

Pour les demandeurs d'asile originaires des trois gouvernorats du nord de Dahuk, d'Erbil et de Sulaymaniyeh, le HCR maintient ses positions précédentes sur le fait que les demandes doivent être évaluées individuellement. Cependant, le HCR conseille aux gouvernements étrangers de ne pas expulser des personnes vers les trois gouvernorats du nord si elles n'en sont pas originaires.

On estime que des centaines de milliers d'Iraquiens ont trouvé asile dans les pays voisins, principalement la Syrie et la Jordanie, mais aussi le Liban, l'Egypte et plus loin encore. L'année dernière, près de 40.000 demandes d'asile ont été déposées par des Iraquiens dans les pays industrialisés à travers le monde.

L'amélioration de la situation en Iraq ne provoque cependant pas de changements fondamentaux suffisants pour promouvoir ou encourager des retours massifs vers l'Iraq ou pour permettre une application générale de la clause de cessation retirant le statut de réfugié. En conséquence, le HCR recommande que les personnes bénéficiant déjà de la protection internationale, que ce soit sur la base prima facie ou après une détermination individuelle du statut de réfugié, conservent leur statut de réfugié.

Compte tenu de l'évolution constante de la situation sécuritaire dans certaines régions, le HCR recommande aux gouvernements d'exercer la plus grande circonspection face au retour des personnes originaires des gouvernorats du sud ou du gouvernorat d'Al-Anbar dont on estime qu'elles n'ont pas besoin de protection internationale. Les retours doivent être considérés strictement sur une base individuelle après une étude approfondie de la situation sécuritaire dans la région de retour ; en sachant si la personne peut rentrer dans sa région d'origine et s'il existe les structures de soutien nécessaires pour une réintégration normale.

Baisse des réfugiés en Afrique de l'Ouest

Encore 150.000 réfugiés et demandeurs d'asile en Afrique de l'Ouest

DAKAR (AFP) — L'Afrique de l'Ouest compte encore quelque 150.000 réfugiés et demandeurs d'asile, notamment 65.000 Libériens, un chiffre en baisse constante depuis le "pic" du début des années 2000, avec près de deux millions de réfugiés dans la région, a indiqué mardi le HCR.

"Il y a environ 150.000 réfugiés et demandeurs d'asile, dont 115.000 réfugiés" en Afrique de l'Ouest, a expliqué lors d'un point de presse à Dakar le représentant régional du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), le Togolais Elike Kofi Segbor.

"Nous avons 65.000 Libériens, 38.000 Mauritaniens, 15.000 Sénégalais (originaires de Casamance), 12.000 Ivoiriens, 8.000 Ghanéens, 7.500 Togolais et 5.000 Sierra-Léonais", a-t-il ajouté.

Les ressortissants du Liberia, petit pays dévasté par une guerre civile de 1989 à 2003, restent le contingent le plus nombreux, et vivent essentiellement en Côte d'Ivoire, au Ghana, en Guinée, en Sierra Leone mais aussi au Nigeria. Le plus grand et plus ancien camp de réfugiés de la région se trouve près d'Accra et accueille quelque 15.000 Libériens.

Nombre d'entre eux "n'ont pas voulu rentrer au Liberia, ils veulent aller aux USA, au Canada ou en Europe. On ne peut pas les forcer à revenir au Liberia, le rapatriement est volontaire", a souligné le responsable du HCR.

Les Négro-Mauritaniens réfugiés au Sénégal et au Mali depuis les violences interethniques de 1989-91 constituent le deuxième contingent le plus nombreux.

Depuis janvier 2008, plus de 10.000 ont déjà regagné leur pays "mais il reste 30.000 personnes au Sénégal: 10.000 ont demandé à être rapatriés, 10.000 ont choisi de rester sur place et 10.000 ne se sont pas prononcés clairement", a précisé M. Segbor.

Au Mali, un recensement des réfugiés a débuté. Le gouvernement de Bamako les estime à environ 12.000.

"Il y a des signes positifs car les grands conflits d'Afrique de l'Ouest ont pris fin, comme en Sierra Leone (1991-2001), au Liberia et même en Côte d'Ivoire", mais "nous avons aussi des inquiétudes", a-t-il ajouté, citant la Guinée-Bissau et la Guinée.

mardi, mai 05, 2009

Insultes racistes pour une place de parking

Insultes racistes pour une place de parking