Le chef de l’Etat Giorgio Napolitano a émis des réserves. Une grande partie de l’opposition de gauche s’est inquiétée d’une dérive sécuritaire. Même le président (Alliance nationale) de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, a fait part de ses doutes mettant au passage en garde sur les risques de faire un amalgame entre délinquance et immigration. Malgré tout, le gouvernement de Silvio Berlusconi a approuvé vendredi en Conseil des ministres un décret-loi qui légitime et légalise les « rondes » nocturnes de citoyens au nom de la protection des individus et des biens.
samedi, février 21, 2009
L’Italie renforce son arsenal sécuritaire dans un climat de méfiance vis-à-vis des étrangers.
Condamné pour négationnisme, il s’apprête à s’installer en Suisse
Recherché en Belgique, Vincent Reynouard est un nom bien connu dans les milieux d’extrême droite. Il songe à rejoindre Berne. Où il ne
devrait pas être inquiété. Un article signé Nicola Burnens pour 24 Heures.
Incognito, il se cachait à son domicile à Ixelles, une commune de l’agglomération bruxelloise, à quelques kilomètres du tribunal qui l’a fait condamner pour propos négationnistes. Vincent Reynouard, chef de file du négationnisme franco-belge, se prépare à rejoindre Berne. «J’ai certains contacts avec des sympathisants qui veulent garder l’anonymat et qui ne souhaitent pas être ennuyés. Quelqu’un m’accueillera en toute discrétion», écrit-il, interrogé par courrier électronique, alors qu’il est une nouvelle fois en cavale.
Cet ingénieur chimiste de 39 ans indique avoir quitté la Belgique, mais refuse de dévoiler où il se cache en ce moment. Sous le coup d’une «ordonnance de capture» en Belgique, il est aussi recherché en France pour le même type de délits. Que compte-il faire à Berne? «Tout cela dépendra des événements. J’ai déjà donné une conférence privée en Suisse en 2007», se contente-t-il de dire.
Disparu de la circulation
Il y a quelques semaines, Vincent Reynouard parlait déjà de rejoindre la Suisse dans un entretien accordé à l’édition belge de Paris Match. Deux journalistes l’avaient retrouvé à Bruxelles, réfugié dans un obscur «Sanctuaire de Notre-Dame des Sept Douleurs» tenu par un catholique. Tentait-il de brouiller les pistes pour mieux cacher sa fuite? Son refuge se situait à l’avenue Louise, une des grandes artères animées de Bruxelles. L’endroit avait déjà servi de cachette à Olivier Mathieu, un autre négationniste français.
Personne n’y a vu le fugitif, même pas sa femme, avec qui il est en instance de divorce. «La police est venue plusieurs fois ici, sans le trouver. Je ne sais pas où il est», explique-t-elle, dépitée. Elle vit ici avec les sept enfants nés de leur union. Ils sont inscrits à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, le courant catholique fondamentaliste qui défraie la chronique depuis les propos négationnistes de l’évêque intégriste britannique Richard Williamson. Vincent Reynouard a toujours nié des liens avec cette Fraternité implantée en Belgique, mais aussi en Suisse, notamment à Ecône (VS). Par contre, il sait que certains évêques lisent ses écrits.
Soutenu en Suisse
L’an dernier, un comité de soutien s’est formé autour de lui. Il a son blog sur internet et une case postale à Montreux, inconnue des autorités et des habitants. C’est par ce biais que Vincent Reynouard fait circuler ses écrits en Belgique. «Je peux vous assurer qu’il se réfugiera à Berne. Nous serons là pour le soutenir financièrement», déclare un membre du comité, sous le couvert de l’anonymat. Cette information est appuyée par une autre source proche du milieu.
La police suisse compte-t-elle l’arrêter? «Quelqu’un qui commet un délit à l’étranger ne peut pas être arrêté. Il faut qu’un mandat d’arrêt soit lancé par un autre pays ou que la personne soit frappée d’une interdiction de séjour sur le territoire», note Guido Balmer, porte-parole de l’Office fédéral de police (fedpol). Le fugitif n’est concerné par aucun de ces cas de figure. Du côté belge, on est septique. «Pour une peine aussi courte (ndlr: un an de prison), lancer un mandat d’arrêt est peu probable. Ce genre de fuite est fréquent», explique-t-on au Parquet général de Bruxelles.
Le fuyard serait donc tranquille à Berne. Tous les indices semblent par ailleurs confirmer cette destination. Vincent Reynouard est-il conscient des faibles risques qu’il encourt en Suisse ou continue-t-il sciemment de brouiller les pistes? «Où que je sois, il y a toujours possibilité de me faire arrêter», conclut-il, pragmatique.
Yverdon: l'EVAM déménage
L’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) cède au plus offrant son bâtiment administratif.
A vendre, avenue Haldimand 11, propriété de 669 m2 sur trois niveaux avec ascenseur et jardin. Cette offre émane de l’Etablissement vaudois d’accueil aux migrants (EVAM), qui décidé à se séparer de l’immeuble abritant ses bureaux yverdonnois. «Il n’était pas complètement adapté à nos besoins, on préférerait une surface commerciale que ces appartements transformés. Et puis, nous n’avons pas forcément besoin d’autant de place», explique le directeur de l’EVAM, Pierre Imhof.
Raison financière
Autre raison, plus pressante, à l’origine de cette mise en vente: la structure cantonale chargée de l’hébergement des demandeurs d’asile veut dégager des liquidités pour renflouer son fonds de rénovation. En clair: elle cède au plus offrant une partie de son parc immobilier (c’est aussi le cas de deux immeubles à Lausanne) pour réinjecter cet argent dans diverses habitations destinées aux requérants. «Il vaut mieux être propriétaire des logements que des surfaces administratives», résume Pierre Imhof.
Pour autant, l’existence de l’antenne yverdonnoise de l’EVAM n’est pas remise en cause. La direction est à la recherche d’une autre adresse pour abriter ses bureaux, cette fois en tant que locataire. Le déménagement devrait avoir lieu à la fin de l’année.
M. N. dans 24 Heures
vendredi, février 20, 2009
La Tunisie "préoccupée" par la situation de ses immigrés à Lampedusa
Une organisation gouvernementale tunisienne en charge des droits de l'Homme s'est dite "préoccupée" par la situation des immigrés clandestins tunisiens retenus dans les centres d'accueil de l'île sicilienne de Lampedusa, en Italie. Elle entend dépêcher une mission sur place.
Dans un communiqué transmis vendredi à l'Associated Press, le comité supérieur des droits de l'Homme et des libertés fondamentales déclare "suivre avec préoccupation les événements" survenus dans ces centres et leurs répercussions sur la situation des Tunisiens qui y résident.
Il annonce l'envoi dans l'île italienne d'une délégation conduite par son président "en vue de se rendre compte de visu de la situation des citoyens tunisiens", en notant que "les autorités tunisiennes compétentes suivent de près ce dossier".
Après les Roms, la droite s'en prend aux jeunes
Des mesures d'éloignement pourront être signifiées à des groupes jugés à problèmes, par exemple les dealers. Mais pas seulement eux. Philippe Bach dans le Courrier
Encore des mesures d'éloignement. Le Grand Conseil a voté hier soir un projet de loi libéral qualifié de «liberticide» par la gauche et de «nécessaire et conforme au principe de proportionnalité» par la droite représentée par la rapporteuse de majorité, la libérale Nathalie Fontanet. En clair, la majorité bourgeoise a introduit dans la loi sur la police des mesures d'éloignement pour des personnes posant problème. Une telle disposition existe d'ores et déjà, mais uniquement pour des étrangers. En son temps, elle avait été mise en oeuvre sur la demande la magistrate Micheline Spoerri pour lutter contre le trafic de drogue.
La loi votée hier soir va plus loin. Elle concerne toute personne ou groupe de personnes qui participe à un rassemblement qui «menace l'ordre ou la sécurité publique». Il sera possible de lui signifier une interdiction d'un périmètre donné pour une durée pouvant aller de 24 heures à trois mois. Ceci sans qu'un délit concret ne lui soit reproché.
Selon les propos du député Olivier Jornot, il s'agit des groupes de jeunes qui traînent dans les préaux, dans les parcs, ou aux arrêts du bus. «Dans nos préaux, nous voulons voir des gamins, pas de botellóns.»
Les mendiants visés
D'autres dispositions sont plus vagues. Une mesure d'éloignement pourra être signifiée à toute personne «qui importune sérieusement un tiers ou empêche sans motif l'usage normal du domaine public». Le socialiste Alberto Velasco y a vu une menace pour les libertés publiques: «Vous verrez, il sera possible d'interdire des manifestations avec ces dispositions.»
Deux autres articles s'en prennent aux mendiants et au trafic de drogue. Olivier Jornot a relevé le caractère modéré, à ses yeux, de ces mesures qui s'inscrivent dans un cadre légal clair: il sera possible de recourir contre une mesure d'éloignement et celle-ci ne peut être décidée que par un officier de police.
«Législation incantatoire»
En face, le Vert Pierre Losio a parlé de «législation incantatoire». Pour lui, son seul effet sera de repousser le problème d'un quartier à l'autre. Un avis partagé par le magistrat Laurent Moutinot qui parle «au mieux d'une loi placebo qui n'aura aucun effet, au pire d'un risque pour les libertés publiques». Et d'appeler au rejet de cette loi.
Las, à l'arrivée, cette dernière a été votée selon le clivage droite-gauche par 51 voix contre 29 (et une abstention de l'UDC).
jeudi, février 19, 2009
Des clandestins se révoltent sur l'île italienne de Lampedusa
Le calme est revenu dans le Centre d'identification et d'expulsion (CIE) de l'île de Lampedusa, théâtre, mercredi 18 février, de violents affrontements entre immigrés et forces de l'ordre. Le bilan est d'une cinquantaine de blessés légers. Certains ont dû être hospitalisés après avoir été intoxiqués par la fumée de l'incendie de l'un des quatre pavillons.
Un nuage apparemment toxique s'est dégagé, ce qui a ravivé la colère des habitants de cette île située au sud de la Sicile. Depuis un mois, ils protestent contre la transformation de cette vieille caserne en véritable prison avec presque 900 immigrés, soit le double de ce qu'elle pourrait accueillir.
Lire la suite de cet article de Salvatore Aloïse dans le Monde
Violents heurts entre clandestins et forces de l'ordre à Lampedusa: voir la vidéo
Incendie d'un centre de rétention à Lampedusa: voir les photos
"Je suis clandestin, mais j'ai aussi des droits": lire ce témoignage sur lefaso.net
Un bureau d’experts pour prendre en charge les demandeurs d’asile
Réunir des experts pour aider les pays soumis à l’arrivée massive de demandeurs d’asile : c’est le but d’une proposition de la commission européenne. Un bureau spécifique pourrait être créé. Ses membres pourraient être envoyés dans les pays en situation d’urgence pour intervenir dans plusieurs domaines comme l’hébergement, le transport ou l’assistance médicale.
L’Union européenne est critiquée notamment par les Nations Unies. Car tous ses états n’accueillent pas le même niveau de demandeurs d’asile. Le commissaire européen pour la Justice appelle à plus de solidarité. Sans vouloir imposer de quotas aux 27.
mercredi, février 18, 2009
Jacques Chessex, les Chrétiens et l'antisémitisme
L’auteur d’Un Juif pour l’exemple nourrira une discussion organisée à Ropraz, par l’Eglise évangélique réformée, sur les liens tumultueux entre le christianisme et le judaïsme.
Qui mieux que Jacques Chessex pour introduire une soirée consacrée au christianisme et à l’antisémitisme? Dans son dernier roman à l’origine de débats passionnés, Un Juif pour l’exemple, l’écrivain vaudois met en lumière le rôle d’un pasteur dans le meurtre dont fut victime Arthur Bloch, en 1942 à Payerne. Lundi 23 février, dès 20 h, à l’Estrée à Ropraz, il ouvrira la discussion en lisant des extraits de son livre.
«Les chrétiens n’ont jamais fini de clarifier leur relation avec le judaïsme», soulignent les organisateurs, le service Solidarité de l’Eglise évangélique réformée dans la Haute-Broye et la Fondation de l’Estrée. Au fondement de la réflexion: «Jésus était Juif», il n’a jamais eu l’ambition de créer une nouvelle religion. Son objectif était le retour aux sources. Que s’est-il passé ensuite: scission, rejet? Deux familles distinctes sont apparues «prêtes, selon les siècles et les jeux de pouvoir, à se lancer l’anathème. Le XXe siècle nous a montré jusqu’où cela pouvait aller».
Pour débattre, quatre représentants des communautés juive, catholique et protestante sont attendus: Jean-Robert Allaz, vicaire épiscopal de l’Eglise catholique, Marc Elikan, enseignant passionné de littérature juive, Lionel Elkaim, assistant rabbinique à la synagogue de Lausanne et Antoine Reymond, membre permanent du Conseil synodal de l’Eglise réformée vaudoise.
Lundi 23 février, 20 h, L’Estrée à Ropraz, entrée libre
Suisses d'origine : pas d'argent, pas de patrie
Depuis 2006, Berne permet aux Suisses de la 3e génération de récupérer leur passeport à croix blanche. Dans le monde entier, des milliers de descendants d'Helvètes se sont mis à espérer. Mais l'administration fédérale procède à un tri aux conséquences dramatiques notamment pour les familles suisses d'Amérique latine. Sans argent, pas d'Helvétie ! Le droit du sang ne pèse pas lourd à 10'000 km de Berne... Enquête entre la Suisse et le Paraguay.
La Confédération permet aux Suisses de la 3e génération de récupérer le passeport à croix blanche... à condition de montrer bourse pleine.
Temps Présent
Jeudi 19 février 2009
20:05 sur TSR1
Nyon accueille ses premiers réfugiés
Une trentaine de migrants sont arrivés dans l’abri PC des Oies. Un passage en douceur, facilité par une organisation aux petits soins. Un article de Gilles Biéler pour 24 Heures.
«C’est la pire des solutions.» Responsable du
secteur Nord et Ouest à l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM), Cécile Ehrensperger ne cache pas les difficultés à accueillir une centaine de personnes dans un abri de protection civile. Mais fait tout pour y mettre un peu de lumière. Car depuis hier, les premiers réfugiés dits «Dublin» (lire ci-dessous) du contingent nyonnais dorment dans la commune. En sous-sol, sans fenêtre ni autre aération que le bruit incessant de la ventilation.
Ainsi, au matin, les responsables du site de s’inquiéter de la réaction de leurs «invités». «Nous avons vraiment pris le temps de leur expliquer la situation, mais rien ne dit qu’ils auront pleinement réalisé qu’ils ne pourront pas, pour la plupart, rester en Suisse», constate la responsable, qui a préféré leur éviter un assaut de la presse. Ce même si tout s’est finalement bien passé. «Mieux vaut leur laisser le temps d’arriver.»
Efforts d’aménagement
En à peine plus d’un mois, les services de l’EVAM ont fourni des efforts considérables pour offrir un semblant de chaleur à un lieu qui en manque cruellement (au propre comme au figuré, puisqu’il y a moins de deux semaines, le thermomètre à l’intérieur affichait deux degrés en dessous de zéro). Il y a d’abord ces deux spacieuses salles de détente avec téléviseur et canapés, appelées à évoluer, à vivre avec leurs occupants. Sans compter les matelas neufs et d’autres aménagements plus anecdotiques tels ces désodorisants dans chaque dortoir (cinq à quinze places, plus un de vingt-cinq lits). «On a vraiment cherché à améliorer au maximum les conditions dans lesquelles certains vivront pendant trois, voire six mois. Cela dit, il y a encore six ou sept ans, certains réfugiés passaient jusqu’à deux ans dans des abris. Alors que, cette fois, il s’agit vraiment d’une solution d’urgence…»
Pour autant, comment s’assurer, surtout dans ce cadre de vie, que l’une ou l’autre de la centaine de personnes appelées à rejoindre Nyon ne prendra pas la poudre d’escampette? «Rien! Ils ne sont pas en prison et font ce qu’ils veulent! On n’est pas là pour les enfermer, mais pour leur assurer des conditions de vie décentes… Ils ont le droit de recevoir des visites, d’amener de l’alcool, de s’amuser, de sortir le soir…»
Pas de faux espoirs
Cela, alors que toute la journée sont proposées diverses activités à l’Esp’Asse. Une structure d’accueil de jour qui n’existe pas dans les autres centres. «La situation, avec cet hébergement en abri, exigeait que nous prenions des mesures différentes. Nous avons donc engagé deux animateurs chargés d’occuper les journées des personnes que nous accueillons.» Et pas question ici de donner des cours, mais juste d’occuper les migrants. «Donner des cours de français, par exemple, c’est leur laisser croire qu’ils pourront rester. Et l’on ne respecte pas quelqu’un en lui donnant de faux espoirs…»
Quant aux problèmes de sécurité, aux éventuelles frictions entre cultures différentes (ici cohabiteront Irakiens, Sri Lankais, Somaliens, Nigérians…), Cécile Ehrensperger n’a aucun souci. Certes, il y a eu ce coup de couteau la semaine dernière au centre de Sainte-Croix, «mais c’est un cas isolé! Ces gens ont l’habitude de s’adapter à d’autres coutumes et les risques de violence sont les mêmes que partout ailleurs, lorsqu’on rassemble plusieurs personnes dans un même lieu.»
Dublin, c’est quoi?
Par «cas Dublin», on entend des personnes ayant déjà été enregistrées dans un autre pays de l’Espace Schengen. La Suisse en étant membre depuis décembre 2008, elle a désormais accès à une base de données européenne recensant toutes les demandes d’asile de l’Espace. Ainsi, un réfugié tentant sa chance en Suisse après s’être déjà enregistré ailleurs est censé être renvoyé dans le pays tiers. Pour autant que celui-ci ne refuse pas d’entrer en matière. Dans ce cas, le migrant intégrerait la procédure classique de demande d’asile en Suisse.
mardi, février 17, 2009
Kosovo, un an, et tant à faire
Petit à petit, le nouvel Etat prend forme. Ces dernières semaines, la mise en place des nouvelles institutions du Kosovo s’est accélérée. Mi-janvier, les Forces de sécurité du Kosovo, un embryon d’armée, ont vu le jour. La semaine dernière, le Kosovo s’est doté d’un Conseil de sécurité et de services de renseignement.
Un article de Jean-Arnaud Dérens à lire dans le Temps
Lire également dans le Temps: "L'indépendance a amélioré l'intégration des Kosovars en Suisse", entrevue de Valérie de Graffenried avec Naim Malaj, premier chargé d'affaires du Kosovo en Suisse.
L'asile à la Une des journaux télévisés de la TSR
A voir sur le site de la TSR:
- "Le centre de protection civile de Sugiez ouvre ses portes aux requérants"
- "La famille venue à pied d'Ukraine devrait recevoir son avis de départ"
Mais aussi, concernant l'immigration au larges de l'Espagne:
- "Vingt immigrés clandestins se noient au large de l'île de Lanzarote"
- suivi du commentaire de Diane Cambon en direct de Madrid
lundi, février 16, 2009
Tambouille à l'italienne
Ou quand une petite ville toscane décide de préserver son identité gastronomique en interdisant l'installation de lieux de cuisine ethnique.
Lire cet article de Philippe Ridet dans le Monde ou l'on parle "purification gastronomique" et "racisme culinaire".
Sur le même sujet (en italien): "E Lucca vieta kebab e couscous" dans le Corriere della Sera.
Vent de xénophobie en Hongrie
Après un fait divers, l’opinion accable la communauté rom. Un article signé Maurin Picard dans le Temps.
Les pavés de Budapest ont résonné des bruits de bottes tout au long du week-end, comme une sombre réminiscence d’un passé tragique. Vendredi et samedi, l’extrême droite hongroise en pleine résurrection a manifesté dans la capitale, protestant contre la hausse de la criminalité dans le pays. Un millier de manifestants, sympathisants pronazis pour la plupart, crâne rasé et rangers aux pieds, ont défilé sous le drapeau à pois rouges, censé incarner la Hongrie millénaire mais emblématique de l’ancien parti nazi des Croix Fléchées, qui dirigea brièvement le pays en 1944. Ils exigeaient le rétablissement de la peine capitale pour les crimes de sang, pointant du doigt la communauté rom (tsigane) en butte à la vindicte populaire.
Le HCR met la Suisse sous pression
La démarche est plutôt inhabituelle: le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) intervient auprès du Conseil fédéral et du parlement pour que la Suisse renoue avec sa tradition d’accueil de contingents de réfugiés, abandonnée en 1996. Un article de Valérie de Graffenried dans le Temps.
Il le fait via un livre*, qui retrace notamment les témoignages de neuf réfugiés accueillis en Suisse par groupes. L’ouvrage sera distribué aux conseillers fédéraux, aux 246 parlementaires, à des représentants des cantons et des villes. Et le chef du Bureau de liaison pour la Suisse et le Liechtenstein au HCR, Hans Lunshof, a été jusqu’à solliciter un entretien avec le président de la Confédération, pour lui en parler de vive voix, a appris Le Temps.