samedi, décembre 06, 2008

Vaud: les Eglises manifestent en silence en faveur des demandeurs d'asile et des clandestins


Par le message «La bougie, c'est vous!», les Eglises protestante et catholique du canton de Vaud veulent exprimer leur indignation et susciter une prise de conscience sur le sort de demandeurs d'asile déboutés. Elles organisent samedi 6 décembre, à 17h un cercle de silence devant l'église Saint-François, à Lausanne.

Des requérants d'asile déboutés subissent des conséquences graves à rester pendant des mois, voire des années, à l'aide d'urgence. Il est en outre presque impossible pour les clandestins de longue durée d'obtenir un statut légal.

A la veille du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Eglises s'associent à ceux qui disent à cette occasion: «Dignité et justice pour nous tous!»

Face à la souffrance des demandeurs d'asile et des personnes sans-papiers, les Eglises affichent leur solidarité. Un recueillement œcuménique, samedi 6 décembre à 17h30 à l'église Saint François de Lausanne suivra le cercle de silence.

vendredi, décembre 05, 2008

Des yeux électroniques pour veiller sur Bex?

surveillance Après la rafle antidrogue de début novembre, le conseiller communal et député UDC Pierre-Yves Rapaz prie la Municipalité de se pencher sur la possibilité d’installer des caméras au village.
L’histoire se répète à Bex. Deux ans après l’arrestation de trente dealers, une nouvelle rafle poli­cière a conduit, début novembre, à l’inculpation de 25 personnes liées au trafic de stupéfiants.
  L’incident n’a pas manqué de faire réagir les élus bellerins. «Depuis des années, la presse relate des problèmes de deal et d’insécurité à Bex. Ces événe­ments ternissent l’image du vil­lage », souligne Pierre-Yves Ra­paz. Pour faire face, le conseiller communal et député UDC a de­mandé à la Municipalité de se pencher sur la question d’une vidéosurveillance dans les rues de la localité. Il a profité de la dernière séance du Conseil, mer­credi soir, pour déposer un pos­tulat allant en ce sens.
  Parmi les sites à équiper en priorité, selon Pierre-Yves Ra­paz: la place du Marché. Celle-là même qui avait été le théâtre de la rafle antidrogue de 2006. «On pourrait aussi envisager l’instal­lation de systèmes aisément dé­plaçables », ajoute le député UDC. Et ce dernier de rappeler que la vidéosurveillance a déjà fait ses preuves dans la cité du sel: «Notre centre sportif était victime de vandalisme, jusqu’au jour au la Municipalité a décidé d’installer des caméras, avec un résultat plus que positif.» Du côté de l’exécutif bellerin, on prend bonne note de la re­quête de Pierre-Yves Rapaz: «Cette idée n’est pas vraiment nouvelle, explique le syndic Mi­chel Flückiger. Nous en avons déjà parlé au sein de la Munici­palité. On peut se demander si une telle mesure se justifie à Bex mais cela pourrait effectivement aider.» Avant que l’oeil électronique ne prenne son tour de garde, les Bellerins devront encore patien­ter: «Il ne s’agit pas de surveiller un bâtiment communal mais la voie publique. Pour cela, nous devons élaborer un règlement, signale le syndic. Dans l’immé­diat, il faut encore déterminer si nous entrons en matière ou non.» Pour rappel, les commu­nes d’Aigle et d’Yverdon se sont récemment dotées de tels dispo­sitifs.
Le centre de requérants sous surveillance

  Coïncidence de l’agenda, le conseiller d’Etat Philippe Leuba a récemment fait savoir que six caméras allaient également être installées au centre de requé­rants EVAM (anciennement Fareas) afin d’en surveiller les entrées: «La descente de police a montré que des personnes qui n’ont rien à faire là fréquentent le bâtiment. Nous n’admettons pas qu’il y ait un trafic de drogue dans ces centres», insiste Phi­lippe Leuba. L’équipement vidéo pourrait entrer en service dès le début de 2009.
DAVID GENILLARD dans 24 Heures

Initiative populiste contre les mosquées

La Ligue du Nord veut interdire la construction d’édifices religieux musulmans.
La grande mosquée de Rome, réalisée l'architecte Paolo Portoghesi et inaugurée en 1995 L’idée d’un moratoire sur la construction de mosquées lancée en Italie par la Ligue du Nord a suscité hier l’indignation de la communauté musulmane. L’Eglise catholique est réservée. L’initiative intervient après l’ar­restation à Milan de deux hom­mes soupçonnés de terrorisme.
  Le parti anti-immigration a déposé une motion à la Chambre des députés visant à interdire la construction et la création de lieux de culte et de centres cultu­rels musulmans en Italie. Il pré­conise d’attendre qu’une loi en­cadrant leur édification soit ap­prouvée par le parlement.
  Izzedin Elzir, président de la principale association musul­mane en Italie, l’Ucoii, a immé­diatement réagi, affirmant que «les mosquées sont des lieux de rencontre et de paix, qui facili­tent le travail des forces de l’ordre».
Le Vatican ne tranche pas

  Pour le «ministre de la Cul­ture » du Vatican, Mgr Gian­franco Ravasi, il faut «reconnaî­tre une légitimité aux lieux de culte». Mais il estime aussi «que la société civile a le droit de vérifier et d’intervenir s’ils de­viennent autre chose que des lieux de présence spirituelle authentique». L’Italie, où vivent environ 1,2 million de musul­mans, compte 258 lieux de culte musulmans et 628 associations islamiques, selon la presse ita­lienne.
ATS / AFP

Lire "bloccare les moschee" de Marcello Sorgi dans la Stampa

Vers l'article sur Euronews

 

L’aide d’urgence : une façon de détruire la volonté de celles et ceux qui ont dû venir vivre ici malgré nos lois discriminatoires.

 

La coordination Asile a déjà dénoncé les pressions constantes faites sur les personnes qui doivent se rendre au Service de la population pour renouveler leur aide d’urgence. Elle a notamment mis l’accent sur le fait que l’attente sans fin et la  pression psychologique était une forme de torture morale pour des personnes qui n’ont demandé qu’une chose : fuir alors que leur vie est en danger et trouver un refuge dans notre pays.

De manière générale, les pratiques du Spop sont fondées sur l’intimidation des personnes ainsi que sur le harcèlement psychologique constant. Que cela soit par le raccourcissement de la durée de l’aide d’urgence (renouvelable de 2 jours en 2 jours) ou encore par les menaces répétées d’arrestation et d’envoi en prison. Certain-e-s employé-e-s du SPOP n’hésitent pas non plus à menacer des personnes malades ou des femmes enceintes, augmentant ainsi les risques d’une détérioration de leur état.

Le groupe ActionS dénonce à nouveau ces pratiques du Spop, qui sont illégales en regard de la décision du Tribunal fédéral de la séance du 18 mars 2005 (2P.318/2004 /ast). Cet arrêté indique qu’il est abusif d’utiliser l’aide d’urgence à d’autres fins.

De plus, nous devons constater à travers différents témoignages le mépris et la violence du langage utilisé au Spop envers des personnes qui ont déjà subi des situations dures, voire traumatisantes avant de venir en Suisse. Ainsi entend-on régulièrement des assertions telles que : « De toute manière, vous n’avez rien à faire chez nous ».

Ces menaces et les paroles blessantes infligées de manière régulière par le personnel du Spop, correspondent à une attitude inadmissible et montrent que cette administration utilise le renouvellement de l’aide d’urgence comme une mesure de contrainte.

 

Si le Spop harcèle ainsi le personnes mises à l’aide d’urgence, c’est bien pour les faire partir plus vite.  Cela montre une nouvelle fois que le régime de l’aide d’urgence n’est pas une aide mais a bel et bien été imaginé et discuté politiquement comme un moyen de faire partir les personnes déboutées de l’asile ainsi que celles frappées de non-entrée en matière (NEM). Une petite enquête, dont nous avons déjà publié les principaux résultats, a montré que cela ne correspond pas à la réalité puisque près des deux-tiers des personnes se trouvant dans les centres et foyers d’aide d’urgence sont dans cette situation depuis plus d’une année. Bien loin de disparaître dans la nature, ces personnes préfèrent continuer à se battre jusqu’à ce que les autorités suisses leur accordent le droit de rester ici, où elles vivent depuis des années.

 

Nous dénonçons l’utilisation du renouvellement de l’aide d’urgence comme une forme de contrainte et nous exigeons d’en finir avec ce régime inhumain et discriminatoire:

 

·          pour la fermeture immédiate des centres et foyers d’aide d’urgence

·          le retour en appartement et à une vie normale pour ces personnes

·          la jouissance de leurs droits (LAMal) en matière d’assurance maladie 

·          une autorisation de travail pour toutes les personnes qui sont connues du service de la population

·          la régularisation et l’intégration des personnes qui vivent ici grâce à un permis de séjour durable 

jeudi, décembre 04, 2008

Demandeurs d'asile : une Europe plus accueillante


Reuters
L'Union européenne est trop souvent considérée comme une « forteresse » assez peu soucieuse des droits des demandeurs d'asile. : Reuters

Lire dans Ouest France
Sur le même sujetAsile : la Commission européenne veut faciliter le droit au ...
Le Monde - Il y a 18 heures
La Commission européenne a présenté, mercredi 3 décembre, trois propositions de réforme du système d'asile européen destinées à harmoniser les règles ...
L'Europe au pied du mur, par Jean Pisani-Ferry Le Monde

Vers une amélioration du régime de l'asile européen Les Échos
«Chacun doit accepter d’accueillir sa part de demandeurs d’asile» Libération
La Commission européenne veut améliorer l'accueil des réfugiés L'Express
Le Matin.ma - RTL Info.be


mercredi, décembre 03, 2008

UE : Proposition de suspendre les renvois découlant de la convention de Dublin

La Commission européenne propose une refonte des règles d'asile

BRUXELLES - La Commission européenne a proposé mardi une refonte des règles liées au traitement des demandeurs d'asile et suggère notamment de suspendre le renvoi des requérants dans le premier pays de l'Union européenne où ils sont arrivés.

Dans le système actuel, régi par les "règles de Dublin", les Etats membres de l'UE peuvent renvoyer un demandeur d'asile dans le pays par lequel il est entré dans le bloc communautaire.

Cela signifie que des pays comme Malte et la Grèce, qui sont aux frontières maritimes de l'UE, se trouvent confrontés à de graves difficultés dans l'accueil d'un nombre élevé de réfugiés.

"Il est proposé d'établir un mécanisme de suspension des transferts liés (aux règles de) Dublin dans des circonstances restreintes, afin d'éviter de surcharger les Etats membres dont les systèmes d'asile sont déjà soumis à une pression particulière", peut-on lire dans la proposition de règlement préparée par la Commission et que Reuters a pu consulter.

Cela "garantirait que les demandeurs d'asile ne soient pas renvoyés dans des Etats membres qui ne peuvent respecter des critères adéquats pour ce qui est de leurs conditions d'accueil et d'accès aux procédures d'asile".

En avril, le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) avait appelé l'UE à cesser de renvoyer des demandeurs d'asile en Grèce en raison de la dureté des conditions d'accueil.

L'Europe est une destination majeure des demandeurs d'asile. Au premier semestre de cette année, 103.500 demandes ont été enregistrées, selon des données publiées par le HCR. Ce nombre est globalement en baisse de 3% par rapport à l'année dernière, mais à Malte les demandes d'asile ont progressé de 177%.

La proposition de la Commission, qui doit être approuvée par les gouvernements et le parlement européen, vise également à faciliter le regroupement familial.

Ingrid Melander, version française Henri-Pierre André

Conférence sur le Taser

 

La mosquée qui a rallumé le «Kulturkampf» ne fait plus peur

ALLEMAGNE. Premier lieu de prière musulman dans l'ex-RDA.

Yves Petignat, Berlin
Mercredi 3 décembre 2008


En chaussettes sur le tapis de prière, ils ne sont plus qu'une demi-douzaine d'opposants à la mosquée pour débattre encore une fois avec l'imam Abdul Basit Tariq de la tolérance et des dérives de l'islam. A Pankow-Heinersdorf, le premier lieu de culte musulman construit sur le sol de l'ex-République démocratique allemande (RDA) a été inauguré il y a un mois. Déjà le «Kulturkampf» s'épuise. La mosquée est là, elle fait un peu moins peur. 

Lire la suite dans Le Temps

La Commission européenne propose une refonte des règles d'asile

BRUXELLES - La Commission européenne a proposé mardi une refonte des règles liées au traitement des demandeurs d'asile et suggère notamment de suspendre le renvoi des requérants dans le premier pays de l'Union européenne où ils sont arrivés.

La Commission européenne propose une refonte des règles d'asile

Un demandeur d'asile Erythréen sur le port de Calais. La Commission européenne a proposé mardi une refonte des règles liées au traitement des demandeurs d'asile, suggérant notamment de suspendre le renvoi des requérants dans le premier pays de l'Union européenne où ils sont arrivés. (Reuters/Pascal Rossignol)


Dans le système actuel, régi par les "règles de Dublin", les Etats membres de l'UE peuvent renvoyer un demandeur d'asile dans le pays par lequel il est entré dans le bloc communautaire.

Cela signifie que des pays comme Malte et la Grèce, qui sont aux frontières maritimes de l'UE, se trouvent confrontés à de graves difficultés dans l'accueil d'un nombre élevé de réfugiés.

"Il est proposé d'établir un mécanisme de suspension des transferts liés (aux règles de) Dublin dans des circonstances restreintes, afin d'éviter de surcharger les Etats membres dont les systèmes d'asile sont déjà soumis à une pression particulière", peut-on lire dans la proposition de règlement préparée par la Commission et que Reuters a pu consulter.

Cela "garantirait que les demandeurs d'asile ne soient pas renvoyés dans des Etats membres qui ne peuvent respecter des critères adéquats pour ce qui est de leurs conditions d'accueil et d'accès aux procédures d'asile".

En avril, le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) avait appelé l'UE à cesser de renvoyer des demandeurs d'asile en Grèce en raison de la dureté des conditions d'accueil.

L'Europe est une destination majeure des demandeurs d'asile. Au premier semestre de cette année, 103.500 demandes ont été enregistrées, selon des données publiées par le HCR. Ce nombre est globalement en baisse de 3% par rapport à l'année dernière, mais à Malte les demandes d'asile ont progressé de 177%.

La proposition de la Commission, qui doit être approuvée par les gouvernements et le parlement européen, vise également à faciliter le regroupement familial.

mardi, décembre 02, 2008

Un Vaudois et une Congolaise fêtent un mariage qu’ils ne peuvent valider

La célébration était fixée depuis longtemps, mais c’était sans compter la complexité administrative. Impossible d’officialiser l’union le jour J. Un article de Laure Pingoud dans 24 Heures.
Une robe ivoire. Des invités venus de loin. Une église. Alors que tout était réuni pour le mariage, Danita Mbonzi et Jean-Philippe Charbonney ont fait la fête sans pouvoir se dire «oui». Depuis plus d’une année, cette jeune Congolaise lutte pour obtenir les papiers qui lui permet­tront d’épouser le Vaudois qu’elle aime, avec qui elle vit à Chavan­nes- près-Renens.
  Juin 2007. Après cinq ans de concubinage, Jean-Philippe et Danita – arrivée en Suisse à l’âge de 17 ans pour rejoindre sa ma­man – fixent la date de leur mariage avec l’état civil, une an­née plus tard. «Nous avons de­mandé si le délai suffisait et l’offi­cier d’état civil nous a dit que cela jouerait, qu’on avait de la marge», se souvient Danita. Coif­feuse de profession, au bénéfice d’un permis B, la fiancée sait que son origine rend les démarches complexes: elle doit réunir des documents au Congo, qui seront ensuite authentifiés par l’ambas­sade suisse de Kinshasa. Une pro­cédure exigée pour une trentaine de pays.
  A la fin de l’année, Danita a pu collecter les pièces par l’intermé­diaire d’un oncle et d’un avocat au pays. Son dossier est alors ouvert par l’ambassade en janvier 2008. Et le temps passe. «Comme je n’avais toujours pas de nouvel­les en avril, j’ai commencé à m’inquiéter et j’ai réagi auprès de l’état civil», se souvient-elle.
  Car, entre-temps, les futurs mariés ont réservé l’église, pré­paré le culte, commandé le trai­teur et fait les invitations. Pas question donc de reporter la fête, comme le conseille leur officier de mariage. Pour faire avancer le dossier, le couple multiplie alors les demandes, à Kinshasa et au Canton, et fait jouer ses relations. Pendant que l’état civil intervient aussi plusieurs fois auprès de l’ambassade en faveur des fian­cés.
  Juin 2008. A quelques jours de l’échéance, la réponse finit par arriver. Mais c’est le couperet: les documents de Danita ne sont pas authentifiés, car ils ne sont pas conformes à la loi congolaise. Elle doit donc fournir de nouvelles pièces. «Pourquoi ont-ils attendu aussi longtemps pour me dire que mes papiers sont illégaux?» s’étrangle Danita.
Cas pas isolé

  Interrogée par téléphone à Kinshasa, la consul Marianne Jenni entend ce désarroi. «Je comprends que c’est très péni­ble. » La longueur de la procé­dure s’explique par les difficultés liées à la vérification de l’authen­ticité des papiers d’identité. La corruption est fréquente et la Suisse ne peut pas se permettre de la cautionner. Les vérifications de documents sont donc fasti­dieuses, les relations avec les autorités complexes et l’accès à certains villages difficile, alors que les avocats de bonne réputa­tion à qui confier ces missions sont rares. Dans le canton de Vaud, le cas de Danita n’est d’ailleurs pas isolé, selon Jean­-François Ferrario, directeur de l’état civil: ces douze derniers mois, sur les 23 dossiers de Con­golais, douze ont reçu une ré­ponse négative. Pourtant, le couple a maintenu sa fête. «Nous n’avons pas eu le choix, s’exclame-t-elle dans un éclat de rire jaune. On attendait les invités et certains du Congo!» Les amoureux n’ont pu signer aucun papier, mais – d’entente avec le pasteur et l’état civil – ils ont pu transformer leur cérémo­nie religieuse en «action de grâce», sans échange d’alliance. «J’en ai pleuré», avoue Danita.
  Entre tristesse et colère, elle a recommencé sa quête de docu­ments. Qui, à nouveau, atten­dront leur vérification. «Pour nous, la date du mariage reste le 5 juillet. Lorsqu’on pourra le si­gner, on mangera une pizza avec nos témoins.»

lundi, décembre 01, 2008

La Suisse accueille 24 réfugiés irakiens


Sur demande du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Berne a accepté un contingent de 24 réfugiés irakiens.

Le porte-parole de l'Office fédéral des migrations (ODM), Roman Cantieni a confirmé samedi une information de la radio alémanique DRS. Il a précisé qu'il s'agissait de personnes se trouvant dans une situation relativement précaire.

Le HCR s'est adressée à Berne il y a environ six mois et les derniers réfugiés de ce contingent sont arrivés en Suisse il y a peu de temps, a indiqué le porte-parole. Actuellement, quelque 6000 ressortissants irakiens ont trouvé refuge en Suisse. Il s'agit de personnes qui ont déjà obtenu le statut de réfugiés ou dont la demande d'asile est en cours d'examen.

De son côté, l'Union européenne (UE) a annoncé jeudi avoir décidé d'accueillir jusqu'à 10'000 réfugiés irakiens cette année